vendredi 13 avril 2007

L’heure de vérité

Jost Van Dyke – 13 avril 2007

Bruno

Lors de notre premier passage à Jost Van Dyke, nous avons rencontré un skipper français aquarelliste qui est venu nous présenter ses œuvres, tous inspirées des îles du sud. Parti sur la mer depuis 6 ans avec sa femme, la vente de ses petites aquarelles lui permet d’arrondir les fins de mois et surtout de poursuivre leur voyage. Après lui avoir acheté une de ses petites œuvres (c’était pour une bonne cause après tout), je lui demande s’il a un site internet ou un blog sur lequel on peut le suivre à travers le monde. Il me répond que si l’amitié résiste au temps, il s’éteint peu à peu avec la distance, à mesure que les routes s’éloignent. Comme tout le monde, il a bien eu lui aussi un blog à leur départ, mais avec le temps, il s’est rendu compte qu’il n’écrivait plus que pour lui et quelques parents. Et que pour le travail que ça exigeait, il était finalement beaucoup plus simple d’appeler sa famille immédiate avec un appareil certes moins à la mode, mais beaucoup plus efficace, le téléphone.

Surtout pas de panique Ô lecteurs en délire ! Heureusement (ou malheureusement) pour vous, nous ne sommes pas partis pour 6 ans mais seulement pour 6 mois. Nous irons donc jusqu’au bout de ce blog, aussi redondant qui nous puissions être (sable blanc, eaux turquoises, blablabla, blablabla). Mais déformation professionnelle oblige : combien êtes-vous ? (Pour les millions d’inconnus qui nous lisent, je travaille en publicité et Nathalie en média.) Combien de PEBs par semaine génère la lecture de ce blog. À chaque fois que je vais dans l’interface de Blogger, on m’offre de placer de la pub sur mon blog en échange de revenus qui peuvent être substantiels… Rassurez-vous, jamais je ne m’abaisserais à mettre de la pub sur un espace de création aussi pur (un chausson aux pommes avec ça?) Par contre si vous acceptez de participer à notre petit sondage, les résultats seront disponibles auprès de notre agent Sébastien de chez Fjord qui vous fera sûrement un bon prix.

Donc répondez simplement à notre question :

Qui lit 450antilles ?

Juste à cliquer sur «Commentaires» qui apparait en bas de cette page et de nous envoyer un seul mot : «Moi».

Si vous voulez rester anonyme, vous n'avez même pas besoin de vous identifiez. Mais, attention, si vous être 3 à nous lire du même ordinateur, nous voulons recevoir 3 «Moi».

Nous ferons le décompte dans exactement 15 jours et publierons les résultats dans la semaine qui suivra.

En attendant, le décompte des jours qui nous séparent du retour est aussi enclenché pour nous, puisque dans moins d’un mois nous rendons le bateau à son propriétaire. (bouhouhouhou!)

mardi 10 avril 2007

Les vierges américaines

Les Îles Vierges Américaines (USVI) – 3 au 10 avril 2007

Soper’s Hole (Tortola) à Cruz Bay pour le Check-in (USVI),
nuit en face de Honeymoon Beach à Caneel Bay (St.John)– 3 avril – 11 milles
Stop provisions à Red Hook Bay (St.Thomas) et 2 nuits à Maho Bay (St.John) – 4 avril – 7 milles
Sortie de pêche au sud de Frenchmans Cap et nuit à Charlotte Amalie (St.Thomas) – 6 avril – 23 milles
Nuit à Great St.James (St.Thomas) – 7 avril – 8 milles
Nuit à Hawsnest Bay (St-John) – 8 avril – 5 milles
Stop provisions à Cruz Bay (St.John) et nuit à Maho Bay (St.John) – 9 avril – 6 milles
Retour aux BVICheck-in à Soper’s Hole – nuit à Marina Bay (Tortola) – 10 avril – 20 milles

Bruno
Autant les BVI sont de toutes les îles des Caraïbes, l’endroit où il y a le plus de bateaux à voile de location (Moorings et Sunsail), autant aux USVI, on se croirait au festival du gros bateaux de pêche à moteur. Et pire encore durant le weekend de Pâques puisque le tout Florida et Porto Rico y débarque en flottilles de 4 ou 5, moteurs et musique à fonds de train. Hormis le fait qu’ils semblent se donner un malin plaisir à nous frôler à 25 nœuds pour ensuite nous laisser caboter dans les odeurs d’essence et des vagues de 2 mètres, l’ennui avec les bateaux à moteur, c’est aussi que dans les baie protégées du Parc National de St.John, ils se croient obligés d’éclairer non seulement le pont de leur bateau, mais aussi le ciel jusqu’à la stratosphère et au moins 30 mètres de fonds marin autour d’eux. Conséquences, tout ce tape à l’œil (et à l’oreille) demande beaucoup d’énergie, ils sont donc obligés de laisser fonctionner leurs génératrices toutes la nuit, ce qui rappelle vaguement la vibration agréable d’une nuit en avion…

Voilà pour mon «bashing» quotidien contre les gros bateaux à moteur des gros américains qui se croient tout permis, et encore plus quand ils sont chez eux. (Aaaahh, ça fait du bien !)
Ceci dit, nous y avons tout de même passé du bon temps et y avons vu des plages et des fonds marin vraiment exceptionnels.

Randonnée dans les sentiers du parc de St.John et visite des ruines d'Annaberg, une ancienne plantation de canne à sucre.


Journée de Pâques à la plus belle plage de St.John, Trunk Bay.


Quelques nouveaux spécimens rencontrés dans les eaux presque vierges américaines.
Donnons aux américains ce qui revient aux américains, St.John est pratiquement entièrement un parc protégé où il est interdit de jeter l'encre et aucun édifice commercial ne peut être construit le long des côtes et dans les baies. Les fonds marins sont donc exceptionnelle beaux et la variété de poissons étonnante.












Étant donné la multitude des bateaux à moteur présents dans les plus belles baies de St-John, nous décidons d’aller faire un tour du côté de St-Thomas réputée pour son shopping! Mais là encore, nous côtoyons les gros bateaux de croisière qui débarquent 2000 et plus à la fois et qui n'ont que quelques heures pour «flober» tout ce qu'il peuvent. Ça me rappelle un promo de Molson Dry, 30 minutes pour dépenser 30000$ ou quelque chose comme ça. En fait toutes les villes qui reçoivent ce genre de bateaux de croisière, n'existent finalement que pour eux. Il reprennent vie le jour de leur arrivée et s'éteignent le lendemain. Des centaines de taxis reprennent la route et des commerces ouvrent leurs portes juste pour profiter de la manne de touristes à la recherche des prix spéciaux hors taxes les plus bas. Quel spectacle étonnant... (c'est qui les chanceux ???)
Non, désolé, j'abuse un peu de la tribune mais c'est plus fort que moi. (Ah ça aussi ça fait du bien !)




I'm a poor 'lone some sailor...

samedi 31 mars 2007

BVI - Gorda Sound & Anegada

Bruno

Bilan de navigation dans les BVI
16 mars - arrivée à Gorda Sound/Virgin Gorda
17 mars - Nuit à St-Thomas Bay/Virgin Gorda - 8 milles
18 mars - Nuit à Marina Cay - 5 milles
19 mars - Trellis Bay/Tortola - 1 milles
20 mars - Visite The Baths/Virgin Gorda - stop à St.Thomas Bay - nuit Cooper I. - 13 milles
21 mars - Visite du Rhone/Salt I. - nuit à Road Town Bay/Tortola - 6 milles
22 mars - Visite des grottes et nuit à The Bight/Norman I. - 8 milles
23 mars - Nuit à White Bay/Jost Van Dyke - 14 milles
24 mars - Stop à Sandy Cay - nuit à Diamond Cay/Little JVD - 3 milles
25 mars - Nuit à Marina Cay - 17 milles
26 mars - Nuit à St-Thomas Bay/Virgin Gorda - 5 milles
27 mars - 2 nuits à Gorda Sound/Virgin Gorda - 8 milles
29 mars- 3 nuits à Anegada - 17 milles
1er avril - 2 nuits à Soper's Hole/Tortola - 30 milles
Prochaine étape, les îles Vierges Américaine : St-John et St-Thomas

(cliquer pour agrandir)
Virgin Gorda - Gorda Sound est la porte d'entrée des BVI. Quand nous y sommes arrivés il y a 2 semaines, nous y avons passé qu'une nuit mais nous voulions y retourner pour y passer quelques jours car cette immense baie est une des plus protégées des BVI. Nous sommes donc restés 2 nuits au mouillage de Bitter end. Le Bitter End Resort & Marina offrent tous les services pour les plaisanciers, incluant cinéma en plein-air. L'animation était au beau fixe car la marina était l'hôte des activités de la BVI Sailing Week & Spring Regatta qui avait lieu du 26 au 31 mars. On a donc côtoyé pendant ces 2 jours les équipages et les voiliers faisant partie de cette régate annuelle.




Anegada - Pomato point et Setting Point. Voici la vue que nous avions à notre arrivée à Anegada. Cette île plate (le point le plus haut est de 28 pieds au-dessus du niveau de la mer) est insérée dans une immense barrière de corail qui représente tout son intérêt mais aussi un véritable piège pour les bateaux croisant au large. Quelques 200 épaves se retrouvent dans ces fonds marins.


Visite de l'île en Jeep pour se rendre à la plus belle plage au nord du côté de l'Atlantique. Loblolly Beach est une longue plage de sable rose, déserte, de fonds clairs et turquoise.
Nous étions presque seuls sur cette immense plage. Un vrai paysage de «carte postale».




Les enfants ont essayé de faire du «kite» avec leur serviette!
Visite à la 2e plus belle plage de l'île : Cow Wreck Beach...

jeudi 29 mars 2007

BVI - Marina Cay

Bruno

Marina Cay, c'est une minuscule île, hyper sympathique et offrant tous les services : corps-morts, eau, fuel, essence, laverie, internet gratuit (quand ça fonctionne), restaurant sur la plage, bar avec 5 à 7 animé tous les jours. De plus c'est à 15 minutes en annexe de l'aéroport international de Tortola. C'est donc de là que notre semaine avec Yvessse a commencé et c'est là qu'elle a fini.




dimanche 25 mars 2007

BVI - Jost Van Dyke le pirate

Nathalie

Petite navigation de 14 milles nautiques depuis Norman Island avec un vent presque arrière pour rejoindre l'île du fameux pirate hollandais Jost Van Dyke.




Premier arrêt au bord de la plage de White Bay, protégée par une barrière de corail à l'entrée, ce mouillage est très couru par les bateaux de plaisance. C'est une des plus belles plages des BVI. C'est aussi là que l'on retrouve The Soggy Dollar bar d'où vient le fameux «pain killer», boisson locale à base de rhum qui ressemble au pina colada mais sans la fameuse slush!
Nous avons bien sûr siroté cette boisson au rythme d'un band live rasta au One love bar...


Barrière de corail, veut dire eaux protégées, claires, d'un bleu turquoise incroyable.

Antoine qui essaie d'aller rejoindre une des tortues qui s'amusaient à broutter l'herbe près du bateau.


Un séjour à Jost Van Dyke ne peut être complet sans une soirée chez Foxy's. Ce célèbre bar resto située dans la baie de Great Harbour est réputée pour ces week-end endiablés. (C'est apparemment un des top 5 bar dans le monde pour fêter le jour de l'an..avis aux intéressés!)

La réputation n'est pas surfaite, l'ambiance et la bonne bouffe étaient au rendez-vous. Nous avons même été témoin d'une performance solo assez inusitée du capitaine qui s'est fait attrapé dans un concours de «Stroke dancing» , du meilleur déhanchement suggestif...
J'étais sans voix! Ceux qui connaissent Bruno savent qu'il est plus du style «en retrait». J'en ai oublié, malheureusement pour vous, de prendre une photo!
Le fameux Foxy à l'oeuvre.
En arrière plan, trouvez l'erreur.

Après une bonne nuit de sommeil bien mérité..nous faisons un arrêt lunch à Sandy Cay, île déserte qui nous faisait beaucoup penser à Sandy Island d'Anguilla (la «Sandy» où nous avions perdu le bateau l'an passé - ça marque un gars pour toujours).

Voici une autre définition de corps-morts, cette fois en pleine digestion...

Très étroit passage entre Jost Van Dyke et Little JVD où nous avons eu la chance de voir un... requin. J'étais (Bruno) dans à peine 2 à 3 pieds d'eau avec masque et tuba alors que Antoine, sur la plage était en train de dire à Yves incrédule qu'il venait d'apercevoir un aileron de requin. 10 secondes plus tard le courageux capitaine se lève d'un bond dans l'eau qui lui recouvre tout juste les mollets en criant : «SHARK ! SHARK ! C'est fou comme on peut ne pas se sentir dans son élément devant la silhouette d'un poisson à grandes dents.
Cliché, oui je sais.
Il faut peut-être l'avoir vu de ses yeux pour en comprendre l'émotion.