lundi 18 décembre 2006

Le coin des enfants à Antigua

Julien et Antoine


La journée commence à 7h - 7h30 avec papa qui fait du café en écoutant J.-S Bach.

Le plus cool c'est de plonger du balcon arrière. Maman et Antoine ont encore peur des requins, mais moi pas du tout... (ou presque pas du tout)


On se prépare à partir en mer, et papa prend ça très au sérieux.
Il faut toujours surveiller les bouées de pêcheurs. Ils sont très difficiles à voir dans des vagues de 8 pieds.



Lorsque nous étions en mer, la drisse de grande voile s'est envolée dans les vents de 15 noeuds et est allée s'enrouler dans les haubans en haut du mat. Qui est monté pour démêler le tout ? C'est moi Julien. La vue était magnifique.




Nous avons trouvé des étoiles de mer par dizaines juste en dessous du bateau. Ça colle aux doigts et ça chatouille. Mais il ne faut pas les sortie de l'eau trop longtemps, sinon après elles flottent sur la surface de l'eau et on ne sait pas si elles sont capables de retourner au fond.



On a trouvé un AKI sur la plage à Mamora Bay. C'était trop cool de se lancer dans l'eau.




Merci Benjamin et Charles-Guillaume (et surtout Gilles et Marjo) de nous avoir donné le jeu de Toc. Nous jouons beaucoup durant nos temps libre (lorsque maman et papa lisent tranquillement)
Nous avons cueilli une noix de coco dans un cocotier et papa l'a ouvert pour que nous puissions boire le lait. Ce n'était pas très bon. La noix n'était peut-être pas encore mure.

À la fin de la journée c'est l'heure du bain. On se lave toujours dehors. C'est un peu froid au vent mais c'est moins salissant pour le bateau.

mercredi 13 décembre 2006

Antigua – Deep Bay – 12 décembre 2006

Lucky Lady à l'ancre à Deep Bay


Les hauts et les bas de la vie …

Bruno

J'ai passé presque toute la journée du 9 décembre à essayer de trouver la source d’une accumulation d’eau dans les compartiments sous la cabine avant. Contrairement à ce que je croyais, le problème ne venait pas de puits d’ancre, mais des deux réservoirs d’eau qui fuyaient au niveau de l'entrée et à la prise d'air. Il y avait quelques pouces d'eau non salé en dessous du réservoir original et autant en dessous de l'autre (en plus de la moisissure et des odeurs). Et pour ceux qui se demande comment on fait pour savoir si l’eau est salée ou non… et bien on s’en envoi une bonne rasade. J'ai du sortir complètement un des réservoirs pour nettoyer et assécher. J'ai ensuite refait l'ensemble des connections qui coulaient. C’est, je crois, ce que les Nieutin (dans Histoire de partir) décrivent comme une étape nécessaire qu’ils appellent prendre le bateau en mains. Finalement c’est un peu comme à la maison, y’a presque toujours quelque chose qui cloche et la liste de choses à réparer s’allonge d’elle-même à mesure qu’on pense en avoir réglé une partie.

Il y a une autre chose étrange que j'observe pour la première fois et qui a d’ailleurs motivé ma fouille approfondie de la cabine avant. Lorsqu'il n'y a aucune vague et aucun vent comme ça été le cas la nuit à Jolly Harbour, on entend des sons de crépitement dans la coque. Des petits sons d'éclatement ou de craquements vraiment bizarres. Comme si la coque était lentement en train de se délaminer. J'ai même songé aux coquerelles ou aux fourmis charpentières mais je n'ai rien trouvé. Des petits sons qui ne semblent venir de nulle part, mais bien de la structure elle-même. J’ai passé deux nuits à essayer mentalement de comprendre par quel phénomène physique de contraction ou de dilatation des matériaux, la coque crépitait toute la nuit comme si elle était posée au dessus d’un feu ardent. La réponse est finalement venue du propriétaire du bateau à qui j’avais écrit mon angoisse.

- Pour les crépitements, ne t'en fait pas, ce sont des barnacles qui sucent
l'antifouling. Tu dois avoir une concentration des ces bestioles à ton mouillage.

C’est ici et maintenant que je me vois forcé de révéler ma très grande expérience de mouillage en milieu marin de type océanique, soit environ 3 semaines. Je me suis vraiment couché moins con le soir suivant, appréciant avec sérénité le travail des bestioles en question. Au fait, je n’ai pas trouvé «barnacle» dans le dictionnaire de poche que j’ai apporté. Par contre «bernacle» semble exister. Si quelqu’un peut me dire quelle gueule ça a, je lui en rapporte un à mon retour.

L’autre bonne nouvelle du jour : notre voiture a été volée dans la cour de la personne à qui nous l'avions louée à Senneville. Probablement la ville la plus tranquille de l’ile de Montréal et sûrement une des seules voitures usagées du coin !

Qui dit mieux ???
Non ça va, ce n’est pas nécessaire. Juste à penser au bureau ça me suffit. ; -)





Nathalie

Nous avons profité de notre escale à Jolly Harbour pour se réapprovisionner et mettre le blog à jour. Bien planifier les approvisionnements est une «job à temps plein» sur un bateau, surtout avec un réfrigérateur d’environ 8 pieds cubes ! Ce qui rend les choses plus compliquées c’est qu’il s’ouvre par le haut il faut donc sortir la moitié de son contenu pour prendre ce dont on a besoin…Pour éviter de piquer ma xième crise de nerfs, j’ai donc pris en main l’organisation du frigo! Pas très long à régler mais c’est déjà beaucoup mieux.

Notre ami Philippe nous a dit qu’avec la chaleur, on aurait beaucoup moins faim dans les îles, donc parfait pour se refaire une silhouette! Et bien cette règle ne s’applique pas aux enfants. Ils quémandent à manger aux heures et même parfois aux demi-heures après avoir bien-sûr pris un bon repas. Ils n’ont pas de fond, une demande n’attend pas l’autre. Je confirme que le grand air ouvre l’appétit des jeunes. Il faut donc prévoir assez pour ces gloutons avant de partir en mer quelques jours!

Ce que la mer nous a pris : Nous sommes arrivés depuis à peine 2 semaines et nous avons déjà perdu un masque-tuba, une carte nautique, des sandales (qui apparemment sont étanches à l’eau)..et un autre tuba. La vigilance est prioritaire sur un bateau. Nous retenons que le vent se lève sans avertissement et qu’avant d’explorer des fonds marins, s’assurer que le fond est clair et pas trop profond!




samedi 9 décembre 2006

Antigua – Jolly Harbour – 9 décembre 2006

Antoine et Julien

On a fait de la plongée en apnée et on a vu plein de poissons multicolores. Des bleus, des jaunes, des rouges, des roses, des vers de mer, des anémones, des dizaines d’oursins à longues et courtes épines et deux barracudas ! La prochaine on apporte la caméra qui va sous l’eau!

Nous avons pris des cours avec papa pour conduire l’annexe (le petit bateau gonflable à moteur hors bord que nous appelons le dinghy). On aime aller très vite, déraper dans l’eau et accoster au voilier ou à la marina.







Depuis mercredi nous avons recommencé l’école à bord. Trop plate. Mais je préfère faire les devoir au soleil que dans une classe d’école. En se levant, vers 7h00-7h30, on commence les devoirs, on déjeune quand nos parents se lèvent et ça dure jusqu'à 11h00 (maximum).





On s’ennuie beaucoup de nos amis. Nous nous sommes déjà fait un ami français à English Harbour : Aladin. Lui il est partie en mer avec sa famille depuis 2 ans. On a joué au soccer avec lui durant 3 jours. C’était trop cool.






Nous avons fait notre premier voyage en bateau à la voile de English Harbour à Joly Harbour en 2 heures. Nous avons eu des vagues de 7-8 pieds de haut et c’était comme des montagnes russes. Vraiment cool !















Lundi le 11 décembre c’est un jour de fête et on célèbre les héros d’Antigua. Et vendredi soir, nous étions tranquilles dans le bateau lorsque soudain : badaboum !!!! Nous sommes sortis dehors presque en panique. Il y avait un immense feu d’artifices qui éclatait juste au dessus de nos têtes. La base de lancement des feux était à environ 100 mètres du bateau sur la berge. C’était magnifique!!! C’était tellement fort que sa résonnais dans notre ventre. Quelle soirée magique !




Ici aussi Noël s'en vient. Le Père Noël est arrivé samedi à la marina de Jolly Harbour. C'est bizarre de voir un Père Noël noir. Nous avons eu nos premiers cadeaux de Noël.









vendredi 8 décembre 2006

Antigua – English Harbour – 8 décembre 2006

Bruno
Et c’est parti mon kiki !

Nous avons pris le bateau lundi le 4 décembre en après-midi à Falmouth Harbour. Une très grosse marina avec des voiliers et des yachts carrément indécents. Le plus drôle c’est que la semaine de notre départ, j’ai reçu mon Voile Magazine dans lequel il y avait un voilier de 88 mètres avec trois mats et des voiles carrées sur 5 ou 6 étages de haut. Et bien, quand nous avons vu Lucky Lady pour la première fois, il était stationné juste derrière le fameux vaisseau spatial de milliardaire. En fait je crois bien que Lucky Lady, du long de ses 11,80 mètres (40 pieds) était le plus petit de la marina…

Le jour même, nous avons fait un saut de puce au moteur jusqu’à English Harbour, environ 2 miles nautiques (mn) à l’Est. Nous avons passé la première nuit à quai juste en face de l’hôtel pour facilité le chargement de nos 8 tonnes de bagages. Tellement de stock qu’il nous a fallu pratiquement trois jours pour s’installer.

Les trois autres nuits se sont passées à l’ancre. Mais quelles nuits ! Le premier mouillage choisie à Freemans Bay s’est vite avéré inadéquat, lorsqu’à la nuit tombée, le vent à soudainement arrêté de souffler et que les bateaux voisins se sont approchés un peu trop près pour dormir tranquille. Changement de mouillage pour Ordnance Bay, tout au fond de la baie. Un vrai trou à cyclone, pas une goutte de vent. Vraiment pas beaucoup de place pour jeter l’ancre, je décide de coller l’étrave sur le bord du bois et je jette une deuxième ancre pour éviter de me retrouver dans le bois en question si le vent change de bord. Nuit finalement paisible mais beaucoup de moustiques.

Le lendemain matin, comme prévu le vent souffle plus fort et dans le mauvais sens. Il faut donc encore déménager (pour le plus grand plaisir de Nathalie.) Or, dans cette baie marécageuse, le fond est constitué d’une boue grisâtre douteuse dans laquelle les ancres et les chaîne s’enfoncent pour en ressortir couvertes de merde. Et pour augmenter le plaisir, l’ancre arrière, celle qu’on doit sortir à la force des bras à partir du dinghy, est coincé au fond par la chaîne d’un autre bateau. Après 30 minutes à tirer de toutes mes forces sur la ***???!!! de chaîne d’ancre avec de la boue jusqu’au toupet, je doit me résoudre à laisser l’ancre en place attachée à une bouée. La stratégie consiste à tourner le bateau et utiliser le guindeau électrique pour essayer de déloger l’ancre, le tout sans me faire pousser dans le bois ou sur les autres bateaux – et le vent qui continu à souffler de plus bel. Bref, un bon deux heures plus tard, les deux ancres ont retrouvé leur place respective sur le bateau, après avoir nettoyé à la main, maille par maille les deux cents pieds de chaînes dans lesquelles la glaise avait pris soin de bien pénétrer. Il est à peine midi, je suis sale des pieds à la tête, j’ai mal au dos et j’ai l’arrière de la nuque qui brûle.

Nous rejetons finalement l’ancre à Freemans Bay à la limite extérieure de celle-ci. Nous sommes un peu exposé à la houle mais cette fois nous sommes tranquilles pour deux jours et deux nuits. Il vente très fort et la houle nous donne un roulis étourdissant mais nous passons du bon temps à terre et à la plage.

dimanche 3 décembre 2006

Enfin arrivés

Nathalie : Vous auriez aimé voir la fameuse photo de notre arrivée devant le bateau. Et bien, nous sommes bien arrivées mais nous attendons toujours le Lucky Lady 1! Pour nos amis Helena et Patrick, nous sommes même arrivés 5 minutes d'avance...Air Canada était en forme!
Pour ceux qui me connaissent bien, vous devez sûrement vous dire : Oh boy, la madame doit pas être contente...Et bien détrompez-vous, je me sens déjà sur le beat des Antilles et nous profitons du confort d'un bon lit ! Notre chauffeur de taxi nous a aidé à trouver un petit hôtel en face de la mer à English Harbour, là où le bateau doit venir nous rejoindre demain. English Harbour est un des ports principaux d'Antigua, qui a su garder son caractère typique et pittoresque.

Notre hôtel, juste le temps qu'il faut pour s'accclimater

Nous avons passé la journée à se promener autour et même à visiter le musée du Nelson Dockyard, en l'honneur du célèbre capitaine britannique Horatio Nelson.


Petit cours d'histoire. Découverte par Christophe Colomb en 1493, Antigua reçut son nom en l'honneur de Santa Maria la Antigua, patronne d'une église de Séville. La sécheresse de l'île découragea les colons européens. Les Anglais de St Kitts la colonisèrent cependant à partir de 1632. Après une tentative des Français pour s'approprier l'île , elle sera rendue à l'Angleterre lors de la signature du Traité de Breda en 1667. Indépendante depuis le 1er novembre 1981.

Première baignade des enfants à Pigeon Beach et premier coucher de soleil...




mardi 14 novembre 2006

Le terrain de jeu


Voici le terrain de jeu que nous nous sommes donnés pour les 6 prochains mois. Au nord, les Iles Vierges Britaniques, au sud, la dernière île des Grenadines. Sûrement bien trop ambitieux.
Une seule chose importe pour nous : prendre le temps de vivre. C'est d'ailleurs la première motivation à réaliser ce projet. Arrêter de courrir après notre queue, arrêter de pousser sur les enfants du matin au soir et profiter de la vie pendant qu'il en est encore temps.

Ce doit être la quarantaine...

samedi 11 novembre 2006

J'ai hâte de partir

Je compte les jours qui nous séparent du grand départ. Plus que 16 jours de travail avant de tirer notre révérence. Nous sommes tous très fatiqués du marathon que nous a demandé la préparation du voyage, y compris les enfants. Plus le jour J approche et plus j'ai l'impression que les heures et les minutes s'allongent. Ça me donne le vertige.
Le dernier jour de travail pour moi et Nathalie sera le 28 novembre 2006.
Le dernier jour d'école pour Julien et Antoine sera le 1er décembre 2006.
Le grand départ aura lieu le samedi le 2 décembre 2006.
Vol direct pour Antigua, Marina de Falmouth Harbour (17° 00,86' N - 61° 46,18' W) où nous attendra avec autant d'impatience que nous de le rejoindre, celui avec qui nous passerons les 6 prochains mois : Lucky Lady 1

vendredi 10 novembre 2006

Le bateau - Lucky Lady 1

Le bateau est un Jeanneau Sun Odyssey 40 1999.
Modèle 3 cabines et 2 salles de bain.
Le grand confort pour une petite famille de 4.