Lucky Lady à l'ancre à Deep Bay Les hauts et les bas de la vie …Bruno
J'ai passé presque toute la journée du 9 décembre à essayer de trouver la source d’une accumulation d’eau dans les compartiments sous la cabine avant. Contrairement à ce que je croyais, le problème ne venait pas de puits d’ancre, mais des deux réservoirs d’eau qui fuyaient au niveau de l'entrée et à la prise d'air. Il y avait quelques pouces d'eau non salé en dessous du réservoir original et autant en dessous de l'autre (en plus de la moisissure et des odeurs). Et pour ceux qui se demande comment on fait pour savoir si l’eau est salée ou non… et bien on s’en envoi une bonne rasade. J'ai du sortir complètement un des réservoirs pour nettoyer et assécher. J'ai ensuite refait l'ensemble des connections qui coulaient. C’est, je crois, ce que les Nieutin (dans Histoire de partir) décrivent comme une étape nécessaire qu’ils appellent prendre le bateau en mains. Finalement c’est un peu comme à la maison, y’a presque toujours quelque chose qui cloche et la liste de choses à réparer s’allonge d’elle-même à mesure qu’on pense en avoir réglé une partie.
Il y a une autre chose étrange que j'observe pour la première fois et qui a d’ailleurs motivé ma fouille approfondie de la cabine avant. Lorsqu'il n'y a aucune vague et aucun vent comme ça été le cas la nuit à Jolly Harbour, on entend des sons de crépitement dans la coque. Des petits sons d'éclatement ou de craquements vraiment bizarres. Comme si la coque était lentement en train de se délaminer. J'ai même songé aux coquerelles ou aux fourmis charpentières mais je n'ai rien trouvé. Des petits sons qui ne semblent venir de nulle part, mais bien de la structure elle-même. J’ai passé deux nuits à essayer mentalement de comprendre par quel phénomène physique de contraction ou de dilatation des matériaux, la coque crépitait toute la nuit comme si elle était posée au dessus d’un feu ardent. La réponse est finalement venue du propriétaire du bateau à qui j’avais écrit mon angoisse.
- Pour les crépitements, ne t'en fait pas, ce sont des barnacles qui sucent
l'antifouling. Tu dois avoir une concentration des ces bestioles à ton mouillage.
C’est ici et maintenant que je me vois forcé de révéler ma très grande expérience de mouillage en milieu marin de type océanique, soit environ 3 semaines. Je me suis vraiment couché moins con le soir suivant, appréciant avec sérénité le travail des bestioles en question. Au fait, je n’ai pas trouvé «barnacle» dans le dictionnaire de poche que j’ai apporté. Par contre «bernacle» semble exister. Si quelqu’un peut me dire quelle gueule ça a, je lui en rapporte un à mon retour.
L’autre bonne nouvelle du jour : notre voiture a été volée dans la cour de la personne à qui nous l'avions louée à Senneville. Probablement la ville la plus tranquille de l’ile de Montréal et sûrement une des seules voitures usagées du coin !
Qui dit mieux ???
Non ça va, ce n’est pas nécessaire. Juste à penser au bureau ça me suffit. ; -)



Nathalie
Nous avons profité de notre escale à Jolly Harbour pour se réapprovisionner et mettre le blog à jour. Bien planifier les approvisionnements est une «job à temps plein» sur un bateau, surtout avec un réfrigérateur d’environ 8 pieds cubes ! Ce qui rend les choses plus compliquées c’est qu’il s’ouvre par le haut il faut donc sortir la moitié de son contenu pour prendre ce dont on a besoin…Pour éviter de piquer ma xième crise de nerfs, j’ai donc pris en main l’organisation du frigo! Pas très long à régler mais c’est déjà beaucoup mieux.
Notre ami Philippe nous a dit qu’avec la chaleur, on aurait beaucoup moins faim dans les îles, donc parfait pour se refaire une silhouette! Et bien cette règle ne s’applique pas aux enfants. Ils quémandent à manger aux heures et même parfois aux demi-heures après avoir bien-sûr pris un bon repas. Ils n’ont pas de fond, une demande n’attend pas l’autre. Je confirme que le grand air ouvre l’appétit des jeunes. Il faut donc prévoir assez pour ces gloutons avant de partir en mer quelques jours!
Ce que la mer nous a pris : Nous sommes arrivés depuis à peine 2 semaines et nous avons déjà perdu un masque-tuba, une carte nautique, des sandales (qui apparemment sont étanches à l’eau)..et un autre tuba. La vigilance est prioritaire sur un bateau. Nous retenons que le vent se lève sans avertissement et qu’avant d’explorer des fonds marins, s’assurer que le fond est clair et pas trop profond!





