vendredi 11 mai 2007

Déjà la fin

11 mai 2007 - Les maux de la fin.

Après,
1 requin,
6 pleines lunes,
12 pays,
41 îles,
81 mouillages différents et autant de plages
99 crises des enfants pour les devoirs (peut-être un peu moins)
158 nuits à bord et presque autant de couchers de soleil,
1841 milles nautiques,
1000000 de poissons tropicaux, poissons-volant, tortues, raies, dauphins,
et un nombre incalculable de moments inoubliables,
nous revenons sur terre.

Il y a aujourd’hui exactement un an, le capitaine fêtait ses 40 ans et nous annoncions notre départ sur un voilier dans les Antilles.
Ouf ! Quelle année !
Si c’est ça la quarantaine… (Yaaaahouuuuuu !)

Nous aurions volontiers prolongé le voyage de quelques années. D’autant plus que la plupart des bateaux que nous avons rencontrés dans les dernières semaines, poursuivaient simplement leur route vers des régions moins à risque de globe. Certains partaient pour l’Amérique du sud, d’autres pour le Pacifique via le canal de Panama, et d’autres encore retournaient simplement chez eux, en Méditerranée. À chaque fois, leurs plans de route nous ont foutu le cafard. Et nous qui croyions avoir l’esprit d’aventure en partant six mois…

Après un voyage d’une telle intensité, le retour au métro-boulot-dodo nous fait un peu peur. Toutefois, nous sommes allés jusqu’au bout et nous sommes prêt à revenir. Les enfants ont tellement hâte de retrouver les amis. Pour nous, c’est aussi de retrouver le confort de la maison et la petite sécurité paisible de la vie dans le 450. C’est la fin d’un grand rêve, mais déjà les germes de plusieurs autres sont apparus (450méditerranée ou mieux encore 450pacifique ;-). C’est plus fort que nous, nous carburons aux projets. Et à quarante ans, la vie est trop courte pour ne pas la vivre avec toute l’intensité qu’elle mérite.

Pour ceux qui vont s’ennuyer de leur rendez-vous hebdomadaire avec le 450antilles, un livre, une cassette vidéo et un DVD du voyage sortiront bientôt dans toutes les bonnes pharmacies… et à la boutique de Radio-Canada.
Rassurez-vous, nous ne vous ferons pas ce coup là.

Nathalie, Bruno, Julien, Antoine








FIN

jeudi 3 mai 2007

Une leçon d’humilité

Passage de St-Barth à Antigua – 95 milles nautiques

Bruno

Les plans de la Capitaine en second étaient de quitter St-Barth en direction de Barbuda, y passer trois ou quatre jours pour ensuite descendre à Antigua. Toutefois, puisque qu’en voilier les plans de route sont intimement liés aux humeurs d’Éole, il aurait été possible mais plus difficile de rallier Barbuda, à tout le moins selon les prévisions des jours à venir. Le fait est qu’en mer, il n’y a pas que le vent qu’il faille remonter au près, il y a aussi les vagues. Si on les aborde de manière trop directe, le bateau monte la vague puis se rabat très durement dans le creux suivant, perdant le trois quart de sa vitesse. Le GPS affiche alors des vitesses de 2 à 4 nœuds, jusqu’à la prochaine vague qui les ramène à nouveau à 2 nœuds et ainsi de suite. Or, un plan de route au près sur un voilier de 40 pieds se fait avec une vitesse moyenne minimale de 5 nœuds. En dessous de 5 nœuds, surtout s’il y a du vent, le temps s’étire et l’équipage fatigue. Et dans nos longues traversées, les enfants ne manquent pas une occasion de nous rappeler que le bateau ne va pas assez vite. Ils savent que le GPS peut nous donner sur demande et à la minute près, l’heure estimée d’arrivée. Et la question nous revient au quart d’heure : «Dans combien de temps on arrive ? Les plans ont donc été revisités en fonction du vent pour une traversée directe sur Antigua, se disant qu’il serait toujours possible et assez facile de faire un saut à Barbuda à partir d’Antigua.

Jusqu’ici, nous avons préféré voyager de jour en minimisant les heures de navigation en pleine nuit. En partant autour de 4 heures du matin, nous avons presque toujours réussi à arriver à destination avant la nuit. Mais, malgré la pêche, les vols de poissons-volant, les rencontres occasionnelles de dauphins, les grains et les arcs-en-ciel qui viennent distraire et agrémenter la route, les enfants trouvent toujours les journées de traversée très longues. Nous leurs avons même permis de regarder un film alors que nous étions vent arrière en direction des Îles Vierges Britanniques.

Toutefois, depuis plus d’un mois, j’avais repéré la prochaine pleine lune au calendrier qui, selon nos plans, arrivait à un jour près de la traversée qui nous amènerait à Barbuda ou à Antigua. J’avais tranquillement commencé à vendre à l’équipage l’idée d’une navigation de nuit à la pleine lune. Il en serait beaucoup plus facile pour les enfants qui pourraient tranquillement dormir alors que j’assurerais à la barre la majeure partie de la nuit, pour ne laisser que quelques heures à Nathalie au petit matin. Or, la veille du départ, le 30 avril, une sympathique rencontre avec l’équipage du voilier Dalaï, une petite famille de vrais navigateurs que nous avions rencontrés lors de notre première semaine à Antigua, est venue confirmer l’option d’une traversée de nuit. Bruno (lui-aussi), Carmen et Aladin nous ont raconté combien il était facile et agréable de naviguer à la belle étoile, et encore mieux à la pleine lune. Leur plan était de quitter le soir même St-Barth pour Antigua alors que le notre prévoyait un départ au petit matin du lendemain. À peine revenu à bord de Lucky Lady, l’affaire était réglée, nous partions le soir même pour Antigua. J’aurais bien proposé à Dalaï une traversée en duo, mais avec ses 17 mètres de long et ses 157 mètres carrés de voile, nous n’aurions pas été ensemble plus d’une demi-heure. Mon meilleur temps de parcours étant estimé à 15 heures, alors que le sien était de 12 heures. D’ailleurs pour ceux que cela intéresse, on peut louer un séjour à bord du Dalaï, un voilier course-croisière exceptionnel, entièrement construit par son équipage. Il faut voir la qualité de la construction et les détails de finition qu’ils y ont mis. Juste pour le plaisir de voir un bateau et une famille de rêve, faites un saut au www.jolibateau.com.

Durant l’après-midi nous faisons un saut de puce à la baie de Colombier. Le temps d’une petite baignade, de préparer l’intérieur du bateau, de monter l’annexe et de faire une petite sieste. 18h00, l’eau des pâtes boue à gros bouillons. 18h30, l’ancre a repris sa place sur le davier et nous nous lançons. Nous prendrons le souper en route, sous le vent de St-Barth.

Météo France annonce des vents Est-Sud-Est de 10 à 15 nœuds, localement à 20 nœuds, avec grains isolés pouvant atteindre 35 nœuds. Une mer modérée en Caraïbes, et agitée en Atlantique et dans les passages avec des creux de 1,5 à 2 mètres. Somme toute une météo assez normale pour la période, semblable à 80% des conditions rencontrées au cours des 3 derniers mois. Mieux encore, Windguru prévoit un vent Est, ce qui serait encore mieux pour la route à suivre et une couverture nuageuse presque nulle. Si le vent demeure assez haut, près de l’Est, nous devrions pouvoir faire une route assez proche de la route idéale directe.

À peine sortie de la protection de St-Barth, le vent qui souffle déjà à 15 nœuds s’établit plus bas que prévu, autour du Sud-Est. Par contre le ciel est magnifique. La lune, qui est pratiquement pleine, éclaire la mer de tous ses feux. On se croirait presque en plein jour, tellement la visibilité est bonne. Nous sommes tous excités et emballés par l’expérience. Entre 21h00 et 22h30, quelques petites averses viennent traverser le ciel, mais rien de vraiment sérieux. Les enfants dorment déjà depuis un bon moment sur le lit que nous avons aménagé dans le carré central où il est plus facile d’allez et venir que dans les cabines arrières. 23h00, Nathalie se décide à les rejoindre pour une nuit qui s’annonce presque parfaite…

23h30, le vent et la mer monte d’un cran. Les vagues qui jusqu’ici nous faisaient gentiment monter et descendre, commencent à cogner un peu plus dur. De temps en temps une vague un peu plus grosse vient m’éclabousser au visage. Nous naviguons avec un ris dans la grand-voile et plein génois et le bateau se comporte plutôt bien. Malgré les conditions un peu plus grosses que j’aurais imaginées, je maintiens une vitesse moyenne de 6 nœuds. J’aperçois alors au loin une bande nuageuse beaucoup plus dense qui avance tranquillement vers nous.

23h45, Nathalie sort dehors et me lance d’une petite voix légèrement étranglée par la peur, «Mais qu’est-ce qui se passe ??? De l’intérieur, on a l’impression que la bateau va se briser à chaque fois que nous franchissons une vague.» Je me rappelle alors que la peur est contagieuse. Et que la simple question de Nathalie sème en moi un doute qui me saisi au ventre. Aurais-je mal évalué la situation ? Je réponds d’une voie que j’essais de garder la plus rassurante possible que tout va bien même si la mer est plus difficile que prévu. Pour diminuer un peu la gite, je prends un deuxième ris dans la grand-voile, mais la mer nous envoie des vagues décousues et très abruptes qui continuent de nous frapper durement.

24h00, la nuit se referme sur nous. La lune n’arrive plus à percer l’épaisse masse nuageuse qui a maintenant complètement recouverte le ciel. Le vent continu de fraîchir et la mer de grossir. Une vague sur dix est remplie d’écume et déferle lourdement sur le franc-bord du bateau. Malgré le dodger, le bimini et les imperméables, nous sommes trempés jusqu’aux os. Nous avons tous les deux attachés nos harnais de sécurité au cockpit et Nathalie, silencieuse, affiche un regard qui n’annonce rien de bon. On associe généralement le mal de mer à 5 conditions gagnantes qu’on appelle les 5F : la faim, la fatigue, le froid, la frousse et le fuel. Nathalie est victime de la fatigue mais surtout de la frousse. Une fois les pâtes du souper péniblement rendu à la mer, Nathalie s’accroche tant bien que mal à la table du cockpit pour une autre heure de brasse camarade.

01h00, la mer monte encore d’un cran. Cette fois le bateau ne porte plus qu’un demi-foc et une grande voile doublement arrisée à peine bordée. Nous avançons maintenant péniblement à 3 nœuds à cause des vagues. La peur commence à se frayer un chemin en moi. Du cockpit, je peux voir les enfants qui dorment entrelacés à l’intérieur et qui se font bousculés à chaque fois que le bateau retombe d’une vague un peu trop abrupte. J’ai le cœur qui me serre dans la poitrine. Je supplie le ciel pour qu’ils ne se réveillent pas. Ils seraient certainement malades eux-aussi. J’ai peur d’entrevoir une fatalité de fin de parcours. De celles qui arrivent quand on a poussé sa chance un peu trop loin pas excès de confiance.

01h30, j’annonce à Nathalie que nous n’allons plus à Antigua mais plutôt à Nevis. J’ai moi-aussi les entrailles qui veulent me sortir du corps. La fatigue, le froid et la frousse commencent à avoir raison de moi. Mon cerveau tourne à cent milles à l’heure en multifonction. Une partie essaie de contrôler le bateau, une autre de rassurer Nathalie et une autre s’occupe de contenir ma propre peur. Une petite voix intérieure rationnelle essaie tant bien que mal de me rappeler quelques phrases appropriées à la situation : «Les limites du bateau sont bien supérieures à celles de la majorité des navigateurs de plaisance», «Le plus grand danger pour un voilier ce n’est pas la mer, mais la terre». «Dans la tourmente, ne vous fiez pas à la fausse impression de sécurité que vous procure cette bonne vieille terre». J’ai bien dû ressortir à vingt reprises la carte de Nevis, mais dans les conditions de la mer, toutes les approches m’apparaissaient risquées. Après une autre heure à jongler avec les options possibles et à m’ordonner de ne pas succomber au mal de mer, j’explique à Nathalie ma décision de continuer la route vers Antigua. C’est qu’un très large banc de haut-fond borde la côte Sud de Nevis et j’ai peur que les vagues très grosses et abruptes que nous connaissons maintenant ne s’y retrouvent encore plus grosses et déferlantes. Et de toute manière, il nous restait encore 3 heures pour espérer se mettre à l’abri de Nevis, alors autant les faires en direction d’Antigua.

03h00, le vent continu de souffler de plus belle et je n’ai jamais trouvé Lucky Lady aussi petit et fragile. J’ai l’impression que la mer est en train de faire une bouchée de nous. Je démarre le moteur, j’enroule ce qu’il reste de génois et ne conserve que la grande voile arrisée. Nathalie est couchée en petite boule depuis une bonne heure à côté de moi et les enfants dorment toujours miraculeusement (et un peu aidés par l’effet des Gravol). J’ai le cœur qui s’accroche aux parois de ma gorge, les yeux qui brûlent à cause du sel et de la fatigue et j’ai les rotules que sautillent de froid et de peur. J’explique à Nathalie qu’il est impératif que je ferme les yeux quelques minutes le temps de retrouver mes esprits. Croyez-le ou non, j’ai réussi à dormir 10 minutes assis dans le cockpit au grand vent et aux coups d’embrun alors que le bateau cognait presque à chaque vague et que le pilote automatique me remplaçait à la barre. 10 petites minutes qui ont été pour Nathalie très éprouvantes, mais qui furent miraculeuses pour moi. En me réveillant, le courage avait repris possession de mon corps et Nathalie a pu se remettre à l’horizontal près de moi et somnoler un autre deux heures.

05h30, Eureka! La lumière du jour apparait enfin à l’horizon. Cette fois le sentiment de victoire chasse définitivement celui de la peur. Même la mer semble perdre de sa force en voyant l’astre du jour se mettre en place.

06h30, les enfants se réveillent reposés et étonnés de constater à quel point cette fois-ci la traversée a passé vite…«wow, il ne reste que 25 milles!»

Nous arrivons finalement à destination à 13h00 le 1er mai, après 18,5 heures de navigation. Nous sommes littéralement épuisés, un peu à cause de la nuit blanche, mais surtout à cause de la peur que nous avons combattue. Le bateau est un foutoir total. Pratiquement tout le contenu des espaces de rangement ouverts de chaque pièce du bateau s’est retrouvé au sol.

Nous nous sommes réveillés à 19h00, le corps lourd comme si nous avions eu à affronter durant 20 rounds un adversaire plus fort que nous. Nathalie me dit alors : «je crois que je n’ai plus envie d’aller à Barduba…»

Bilan, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal. Les enfants ont passé une bonne nuit et le bateau est intact. Mais je suis un peu déçu de ma réaction. Je me suis vraiment senti seul au monde avec la vie de 3 personnes entre mes mains. Alors qu’en réalité, pour un marin d’expérience, la nuit que nous avons passée aurait été certes mouvementée, mais pas au point de se sentir en situation de survie. Marin d’eau douce va!

J’avais très hâte de revoir l’équipage de Dalaï pour connaître leurs impressions de la même nuit de navigation. Nous les avons retrouvés quelques jours plus tard à Falmouth Harbour. Bruno, fort de ses très nombreuses années d’expérience comme skipper professionnel en mer m’a confié que la nuit avait été mouvementée pour lui aussi. La force du vent l’ayant obligée à prendre plusieurs ris durant la traversée. Il m’a aussi expliqué que c’était souvent le cas au vent de Nevis et St-Kitts, d’avoir à faire face à une mer difficile, et encore plus en naviguant au près.

C’est à croire qu’en mer, la seule façon de repousser ses limites, c’est d’avoir à les affronter à la dure. Une amie nous écrivait récemment : «Ce que tu fuis, te suit; ce à quoi tu fais face, s’efface.» Avons-nous réussi à effacer toutes les réticences que nous avions à naviguer de nuit? Certainement pas. Mais aujourd’hui, en naviguant au près dans une mer formée avec des vents qui atteignaient 25 nœuds, j’ai aperçu dans notre jeune équipage une confiance et une solidité que je n’avais encore jamais vu.

mercredi 2 mai 2007

L’heure de vérité II

Wow ! Les résultats sont vraiment impressionnants. Vous êtes beaucoup plus nombreux que nous l’aurions cru. Voici le décompte officiel :

82 personnes ont répondu à L’heure de vérité et 60 autres nous ont directement écrit à notre adresse personnelle. Donc un total d’au moins 142 personnes nous lisent sur une base plus ou moins régulière.

Une chance que nous avons gardé ce sondage pour la fin du voyage. Si nous avions su que autant de personnes nous lisent, nous aurions été trop intimidés pour écrire un seul mot. Merci de votre indulgence pour les nombreuses fautes de grammaire et d’orthographe et pour la redondance du sujet.

Sébastien, crois-tu qu’on puisse recommander 450antilles à Molson ou à McDo comme placement publicitaire très très très niché ? ;-)

P.S. : Pour ceux qui n’ont pas eu le courage ou le temps de nous envoyer un commentaire sur L’heure de vérité, il est encore temps de le faire sur L’heure de vérité II. Nous garderons vos précieux «Moi» en souvenir de ce voyage.

dimanche 29 avril 2007

La vie des gens riches et célèbres

Mesdames et Messieurs,
Cette semaine à ce nouvel épisode de La vie des gens riches et célèbres, nous sommes à St-Barthélemy (St.Barth pour le intimes et les anglos) sur les quais du port de Gustavia, pour y voir les plus grands, les plus somptueux et extravagants yachts moteur et voiliers des Antilles. Ici nous avons un magnifique Swan 130 appartenant à un magna du pétrole qui l'utilise une semaine pas année, ensuite un Wally tout carbone de 40 mètres et son équipage italien, suivi d'un... d'un... Oho!!! un Sun Odyssey 40 !!!!???? Euh... admirez cette coque, qui est...euh... blanche. Et que dire son gréement de...de...de... voilier... Aha ! Il semble occupé par une petite famille du... Québec. Ils..., ils sont, sans aucun doute, des célébrités la-bas, sûrement des amis de Céline Dion et du Cirque du Soleil... Vous savez le cirque qui... Bon passons.


Après un nuit de rêve à l'île Fourche dans un décor aride surréaliste, nous nous présentons à Gustavia, port d'entrée de St-Barth (on est rendu intimes). Ici c'est l'île des riches et célèbres, tout est extrêmement cher...mais aussi extrêmement beau et bon. Le shopping est même un peu frustrant tellement tout est inabordables. C'est ici que nous avons défoncé le budget prévu pour le voyage et ce n'est pas juste parce qu'on arrive à la fin. Mais bon, ça fait du bien de péter plus haut que le trou de temps en temps (j'ai toujours bien assumé un petit côté preppy).


L'île Fourche au petit matin.

Le fameux port de Gustavia nous a ouvert ses portes (Prout !)

Lunch dans un petit resto branché face au bassin de Gustavia.
Pour les garçons, profiteroles et mousse chantilly au chocolat noir (Prout!..Prout!)
Cette fois, nous avons fait le tour des plages de l'île en Jeep... question de changer le mal de place. (Et re-prout !)










Et comble de luxure, nous avons passé une soirée mémorable au restaurant de l'Eden Rocks dans la baie de Saint-Jean. Un des plus beaux hôtels de l'île. C'est l'endroit que nous avons choisi pour utiliser un certificat-cadeau Relais et Châteaux offert par les collègues de Nathalie. (Et prout encore !)




Malheureusement, c'est déjà tout pour cette émission
de La vie des gens riches et célèbres,
qui nous a permis de découvrir qu'avec Visa, ça va.
Et que pour tout le reste, il y a aussi Mastercard.
(C'est le retour qui va être brutal...)

jeudi 26 avril 2007

Coudonc? St-Martin ou Sint-Maarten ?

St-Martin, 25 avril 2007

C'est les deux, une moitié est Française, l'autre est Hollandaise.
Deux pays sur un aussi petite île.
Et les deux sont totalement bilingues
C'est comme deux solitudes...
mais qui semblent très bien s'entendre (eux).

Arrivée le 19 avril à Grande Case, une baie vraiment sympathique, avec tous les charmes de la France. D'ailleurs : Vive la France ! (je ne l'ai pas déja dit celle-la ?)
Vrai croissants au beurre, chocolatines, espresso, Bordeaux plus que acceptables à 3-4 euros, charcuteries, camembert fondant sur baguette presque chaude, sauce à la crème et crème brulée et j'en passe. Les français savent vivre. Ils ouvrent leurs boutiques à 9h30 pour ensuite fermer de 11h30 à 14h30. De retour dans 3 heures !!!??? Puis à 19h00, bonne nuit et tu dégages. St tu n'es pas encore décidé, tant pis demain est un autre jour. Le genre de job de rêve quoi. Je devrais peut-être en parler à qui de droit chez Cossette.
Même chose pour les autorités portuaires qui font office de douanes. Le port doit bien compter 300 bateaux en transit mais il n'y a qu'un préposé en service, derrière un porte barrée la moitié du temps. Et attention, c'est du sérieux, on est en France ! Ici on ne rigole pas avec les fonctionnaires responsables de l'autorité.

St-Martin, c'est accueillant, coquet, simple, assez gros pour y trouver tous les services et encore assez petit pour y trouver des coins tranquilles. Il faut dire que la saison forte est déjà terminée et qu'il y a de moins en moins de bateaux dans les îles.


Grande Case, à notre arrivée d'Anguilla.

Une super nana que j'ai croisée à Grande Case.
(J'avais presque envie de me caser... ... ... ... jeu de mots !)



Lunch et baignade chez Calmos Café. C'est là qu'on mange le fameux Camembert fondu sur le BBQ, les pieds dans le sable. (pour ceux qui étaient là l'an passé, c'est toujours aussi bon ;-)



Check-in avec les autorités portuaires et shopping à Marigot.

Après quelques jours dans le lagon de Simpson Bay, le temps de faire quelques réparations sur le bateau, nous partons vers Tintamarre, une île sauvage où on peut prendre un bain de glaise.
Nous y rencontrons le cousin du mari de la cousine de Nathalie (ouf!) qui a élu domicile à St-Martin il y a quelques années et qui gèrent une maison d'hôte, villa et bungalow pour vacanciers. Il offre aussi des sorties d'un jour en voilier sur un Bénéteau 32. Mais Ô bonheur pour les enfants. Enfin des amis avec qui jouer. Les amis sont de loin la chose qui manque le plus aux enfants. Jouer, se tirailler, niaiser avec quelqu'un d'autre que son frère. Ça c'est le fun.


Deux nuits à l'île Pinel à «farnienter» sur la plage et à faire de la plongée.


Visite du côté Hollandais, à Philipsburg, la capitale. Comme son nom le dit : Great Bay, c'est une baie vraiment magnifique avec promenade aménagée le long de la plage. Ça rappelle étrangement la Côte d'Azure, avec ses petit cafés et restos branchés et ses boutiques de fringues et de bijoux carrément inaccessibles.

Prochaine étape : St-Barth pour une petite semaine.

vendredi 20 avril 2007

Passage à Anguilla

Anguilla 19 avril 2007

Après une très longue traversée depuis les BVI avec un vent et des vagues dans le nez qui nous obligent à faire des bords avec voiles et moteur durant 15 heures, nous arrivons à la noirceur dans Road Bay à Anguilla. Nous espérions un N-E ou pire un vent d'Est, mais non, au premier tiers du chemin, après le passage d'une bande orageuse, le vent s'est installé à 120°, en plein milieu de notre route. Ça été la plus difficile traversée que nous ayons eue à faire en cinq mois. Le bateau cognait durement à contre-vagues, à un point où il était impossible de faire quoi que ce soit d'autre que de s'accrocher et d'attendre l'arrivée. Et pourtant pas un grain ne nous a touché et le soleil était au rendez-vous pratiquement toute la journée. Généralement dans les Antilles, on décolle aux petites heures du matin pour arriver avant la noirceur. Mais cette fois, ce fut impossible.


Noter ici le sérieux du capitaine au départ de Virgin Gorda.
Road Bay après un bonne nuit de sommeil.
Anguilla est une belle petit île anglaise (autonome) située à quelques milles au nord de St-Martin. Après la longue journée de bataille de la veille, pas question de bouger le bateau. Nous décidons de poser pied à terre pour la journée.




Visite d'une des belles plages d'Anguilla, Meads Bay.



À Anguilla, comme dans quelques autres îles, il y a un centre d'élevage et de dressage de dauphins qui offre des rencontres plus ou moins longues avec ces derniers. Nous y sommes allés pour le «Royal package». Ça coûte la peau des fesses, le capitaine s'est abstenu puisqu'il l'avait déjà fait il y a quelques années et il a joué le photographe de service. (Pour le plus grand malheur du vrai photographe de service qui aurait bien aimé nous vendre ses photos.)

Quelle expérience que de partager le même espace qu'un aussi gros «poisson». C'est vraiment un animal sympathique, rieur, bon vivant, espiègle et intelligent. Et quel feeling extraordinaire que de se laisser porter par lui et de sentir sa puissance et sa finesse. On nous vend (et c'est peu dire) le baignade comme «an experience of a lifetime». Ce fut le cas. En plus, nous avions le bassin et les dauphins pour nous seuls et l'entraîneur. C'est qui les chanceux ?









Journée du lendemain à la réserve sous-marine de Prickly Pears Island, au bord d'un beau petit lagon bleu bordé de coraux et de sable blanc. La richesse d'Anguilla , c'est la splendeur de ces nombreuses plages, presque toujours désertes et à cela s'ajoute la beauté de ses îlots sauvages avoisinants dont la plupart sont entourés de coraux. Loin du shopping et du nightlife, c'est une île tranquille où les promenades sur la plage sont nombreuses.




Un inconnu-anonyme qui songe à faire un voyage semblable nous a demandé quel genre d'équipement nous utilisions pour les photos sous-marines. C'est pas du très sophistiqué. Une vulguaire A70 à 3.2 méga pixels discontinuée par Canon depuis au moins 2 ans et le boîtier étanche WP-DC700, aussi de Canon. Le gag c'est que le boîtier qui ne fonctionne qu'avec la A60 ou la A70, vaut plus cher que la caméra elle-même.
Ce qu'il faut savoir c'est que lorsqu'on fait de la photo sous-marine, seulement une photo sur dix est vraiment intéressante (et encore moins quand on est pas photographe et qu'on a l'appareil que j'ai). Mon secret c'est de mettre la caméra en mode «auto», d'attendre le soleil et de faire au moins dix prises du même sujet. Avec un peu de chance et un peu de contraste ajoutés avec le logiciel Picassa de Google, l'affaire est ketchup. D'ailleurs, le célèbre National Geographic songe maintenant à m'offrir un voyage autour du monde pour que je les alimente en photos sous-marines (dream, dream, dream)...



Notez que Anguilla est la première île des Antilles que nous ayons visitée, lors d'un voyage d'une semaine de voile sur Lucky Lady, il y a environ un an. Voyage qui a d'ailleurs été le germe déclencheur de cette demie année sabbatique.
L'idée dormait en nous depuis plusieurs années mais on ne savait pas encore quelle forme prendrait ce congé : voyage en sac à dos en Asie/Océanie, en Westfalia en Amérique du Sud ou en voilier dans les Antilles... Après une semaine à naviguer autour de St-Martin, Anguilla et St-Barthelemy, le choix s'est fait naturellement. Et compte tenu que Julien entre au secondaire en septembre prochain, il nous est apparu très clair que c'était maintenant ou jamais. Nous aurions aimé prendre un an complet mais comme nous avons pris notre décision en mai (avec les quarante ans du capitaine) pour un départ au début décembre, le temps et l'argent nous manquaient un peu.
(Morale de cette histoire : surtout ne planifiez jamais un voyage de seulement une semaine sur un voilier dans le Sud, c'est beaucoup trop court et vous voudrez y revenir pour six mois.)

vendredi 13 avril 2007

L’heure de vérité

Jost Van Dyke – 13 avril 2007

Bruno

Lors de notre premier passage à Jost Van Dyke, nous avons rencontré un skipper français aquarelliste qui est venu nous présenter ses œuvres, tous inspirées des îles du sud. Parti sur la mer depuis 6 ans avec sa femme, la vente de ses petites aquarelles lui permet d’arrondir les fins de mois et surtout de poursuivre leur voyage. Après lui avoir acheté une de ses petites œuvres (c’était pour une bonne cause après tout), je lui demande s’il a un site internet ou un blog sur lequel on peut le suivre à travers le monde. Il me répond que si l’amitié résiste au temps, il s’éteint peu à peu avec la distance, à mesure que les routes s’éloignent. Comme tout le monde, il a bien eu lui aussi un blog à leur départ, mais avec le temps, il s’est rendu compte qu’il n’écrivait plus que pour lui et quelques parents. Et que pour le travail que ça exigeait, il était finalement beaucoup plus simple d’appeler sa famille immédiate avec un appareil certes moins à la mode, mais beaucoup plus efficace, le téléphone.

Surtout pas de panique Ô lecteurs en délire ! Heureusement (ou malheureusement) pour vous, nous ne sommes pas partis pour 6 ans mais seulement pour 6 mois. Nous irons donc jusqu’au bout de ce blog, aussi redondant qui nous puissions être (sable blanc, eaux turquoises, blablabla, blablabla). Mais déformation professionnelle oblige : combien êtes-vous ? (Pour les millions d’inconnus qui nous lisent, je travaille en publicité et Nathalie en média.) Combien de PEBs par semaine génère la lecture de ce blog. À chaque fois que je vais dans l’interface de Blogger, on m’offre de placer de la pub sur mon blog en échange de revenus qui peuvent être substantiels… Rassurez-vous, jamais je ne m’abaisserais à mettre de la pub sur un espace de création aussi pur (un chausson aux pommes avec ça?) Par contre si vous acceptez de participer à notre petit sondage, les résultats seront disponibles auprès de notre agent Sébastien de chez Fjord qui vous fera sûrement un bon prix.

Donc répondez simplement à notre question :

Qui lit 450antilles ?

Juste à cliquer sur «Commentaires» qui apparait en bas de cette page et de nous envoyer un seul mot : «Moi».

Si vous voulez rester anonyme, vous n'avez même pas besoin de vous identifiez. Mais, attention, si vous être 3 à nous lire du même ordinateur, nous voulons recevoir 3 «Moi».

Nous ferons le décompte dans exactement 15 jours et publierons les résultats dans la semaine qui suivra.

En attendant, le décompte des jours qui nous séparent du retour est aussi enclenché pour nous, puisque dans moins d’un mois nous rendons le bateau à son propriétaire. (bouhouhouhou!)

mardi 10 avril 2007

Les vierges américaines

Les Îles Vierges Américaines (USVI) – 3 au 10 avril 2007

Soper’s Hole (Tortola) à Cruz Bay pour le Check-in (USVI),
nuit en face de Honeymoon Beach à Caneel Bay (St.John)– 3 avril – 11 milles
Stop provisions à Red Hook Bay (St.Thomas) et 2 nuits à Maho Bay (St.John) – 4 avril – 7 milles
Sortie de pêche au sud de Frenchmans Cap et nuit à Charlotte Amalie (St.Thomas) – 6 avril – 23 milles
Nuit à Great St.James (St.Thomas) – 7 avril – 8 milles
Nuit à Hawsnest Bay (St-John) – 8 avril – 5 milles
Stop provisions à Cruz Bay (St.John) et nuit à Maho Bay (St.John) – 9 avril – 6 milles
Retour aux BVICheck-in à Soper’s Hole – nuit à Marina Bay (Tortola) – 10 avril – 20 milles

Bruno
Autant les BVI sont de toutes les îles des Caraïbes, l’endroit où il y a le plus de bateaux à voile de location (Moorings et Sunsail), autant aux USVI, on se croirait au festival du gros bateaux de pêche à moteur. Et pire encore durant le weekend de Pâques puisque le tout Florida et Porto Rico y débarque en flottilles de 4 ou 5, moteurs et musique à fonds de train. Hormis le fait qu’ils semblent se donner un malin plaisir à nous frôler à 25 nœuds pour ensuite nous laisser caboter dans les odeurs d’essence et des vagues de 2 mètres, l’ennui avec les bateaux à moteur, c’est aussi que dans les baie protégées du Parc National de St.John, ils se croient obligés d’éclairer non seulement le pont de leur bateau, mais aussi le ciel jusqu’à la stratosphère et au moins 30 mètres de fonds marin autour d’eux. Conséquences, tout ce tape à l’œil (et à l’oreille) demande beaucoup d’énergie, ils sont donc obligés de laisser fonctionner leurs génératrices toutes la nuit, ce qui rappelle vaguement la vibration agréable d’une nuit en avion…

Voilà pour mon «bashing» quotidien contre les gros bateaux à moteur des gros américains qui se croient tout permis, et encore plus quand ils sont chez eux. (Aaaahh, ça fait du bien !)
Ceci dit, nous y avons tout de même passé du bon temps et y avons vu des plages et des fonds marin vraiment exceptionnels.

Randonnée dans les sentiers du parc de St.John et visite des ruines d'Annaberg, une ancienne plantation de canne à sucre.


Journée de Pâques à la plus belle plage de St.John, Trunk Bay.


Quelques nouveaux spécimens rencontrés dans les eaux presque vierges américaines.
Donnons aux américains ce qui revient aux américains, St.John est pratiquement entièrement un parc protégé où il est interdit de jeter l'encre et aucun édifice commercial ne peut être construit le long des côtes et dans les baies. Les fonds marins sont donc exceptionnelle beaux et la variété de poissons étonnante.












Étant donné la multitude des bateaux à moteur présents dans les plus belles baies de St-John, nous décidons d’aller faire un tour du côté de St-Thomas réputée pour son shopping! Mais là encore, nous côtoyons les gros bateaux de croisière qui débarquent 2000 et plus à la fois et qui n'ont que quelques heures pour «flober» tout ce qu'il peuvent. Ça me rappelle un promo de Molson Dry, 30 minutes pour dépenser 30000$ ou quelque chose comme ça. En fait toutes les villes qui reçoivent ce genre de bateaux de croisière, n'existent finalement que pour eux. Il reprennent vie le jour de leur arrivée et s'éteignent le lendemain. Des centaines de taxis reprennent la route et des commerces ouvrent leurs portes juste pour profiter de la manne de touristes à la recherche des prix spéciaux hors taxes les plus bas. Quel spectacle étonnant... (c'est qui les chanceux ???)
Non, désolé, j'abuse un peu de la tribune mais c'est plus fort que moi. (Ah ça aussi ça fait du bien !)




I'm a poor 'lone some sailor...

samedi 31 mars 2007

BVI - Gorda Sound & Anegada

Bruno

Bilan de navigation dans les BVI
16 mars - arrivée à Gorda Sound/Virgin Gorda
17 mars - Nuit à St-Thomas Bay/Virgin Gorda - 8 milles
18 mars - Nuit à Marina Cay - 5 milles
19 mars - Trellis Bay/Tortola - 1 milles
20 mars - Visite The Baths/Virgin Gorda - stop à St.Thomas Bay - nuit Cooper I. - 13 milles
21 mars - Visite du Rhone/Salt I. - nuit à Road Town Bay/Tortola - 6 milles
22 mars - Visite des grottes et nuit à The Bight/Norman I. - 8 milles
23 mars - Nuit à White Bay/Jost Van Dyke - 14 milles
24 mars - Stop à Sandy Cay - nuit à Diamond Cay/Little JVD - 3 milles
25 mars - Nuit à Marina Cay - 17 milles
26 mars - Nuit à St-Thomas Bay/Virgin Gorda - 5 milles
27 mars - 2 nuits à Gorda Sound/Virgin Gorda - 8 milles
29 mars- 3 nuits à Anegada - 17 milles
1er avril - 2 nuits à Soper's Hole/Tortola - 30 milles
Prochaine étape, les îles Vierges Américaine : St-John et St-Thomas

(cliquer pour agrandir)
Virgin Gorda - Gorda Sound est la porte d'entrée des BVI. Quand nous y sommes arrivés il y a 2 semaines, nous y avons passé qu'une nuit mais nous voulions y retourner pour y passer quelques jours car cette immense baie est une des plus protégées des BVI. Nous sommes donc restés 2 nuits au mouillage de Bitter end. Le Bitter End Resort & Marina offrent tous les services pour les plaisanciers, incluant cinéma en plein-air. L'animation était au beau fixe car la marina était l'hôte des activités de la BVI Sailing Week & Spring Regatta qui avait lieu du 26 au 31 mars. On a donc côtoyé pendant ces 2 jours les équipages et les voiliers faisant partie de cette régate annuelle.




Anegada - Pomato point et Setting Point. Voici la vue que nous avions à notre arrivée à Anegada. Cette île plate (le point le plus haut est de 28 pieds au-dessus du niveau de la mer) est insérée dans une immense barrière de corail qui représente tout son intérêt mais aussi un véritable piège pour les bateaux croisant au large. Quelques 200 épaves se retrouvent dans ces fonds marins.


Visite de l'île en Jeep pour se rendre à la plus belle plage au nord du côté de l'Atlantique. Loblolly Beach est une longue plage de sable rose, déserte, de fonds clairs et turquoise.
Nous étions presque seuls sur cette immense plage. Un vrai paysage de «carte postale».




Les enfants ont essayé de faire du «kite» avec leur serviette!
Visite à la 2e plus belle plage de l'île : Cow Wreck Beach...

jeudi 29 mars 2007

BVI - Marina Cay

Bruno

Marina Cay, c'est une minuscule île, hyper sympathique et offrant tous les services : corps-morts, eau, fuel, essence, laverie, internet gratuit (quand ça fonctionne), restaurant sur la plage, bar avec 5 à 7 animé tous les jours. De plus c'est à 15 minutes en annexe de l'aéroport international de Tortola. C'est donc de là que notre semaine avec Yvessse a commencé et c'est là qu'elle a fini.




dimanche 25 mars 2007

BVI - Jost Van Dyke le pirate

Nathalie

Petite navigation de 14 milles nautiques depuis Norman Island avec un vent presque arrière pour rejoindre l'île du fameux pirate hollandais Jost Van Dyke.




Premier arrêt au bord de la plage de White Bay, protégée par une barrière de corail à l'entrée, ce mouillage est très couru par les bateaux de plaisance. C'est une des plus belles plages des BVI. C'est aussi là que l'on retrouve The Soggy Dollar bar d'où vient le fameux «pain killer», boisson locale à base de rhum qui ressemble au pina colada mais sans la fameuse slush!
Nous avons bien sûr siroté cette boisson au rythme d'un band live rasta au One love bar...


Barrière de corail, veut dire eaux protégées, claires, d'un bleu turquoise incroyable.

Antoine qui essaie d'aller rejoindre une des tortues qui s'amusaient à broutter l'herbe près du bateau.


Un séjour à Jost Van Dyke ne peut être complet sans une soirée chez Foxy's. Ce célèbre bar resto située dans la baie de Great Harbour est réputée pour ces week-end endiablés. (C'est apparemment un des top 5 bar dans le monde pour fêter le jour de l'an..avis aux intéressés!)

La réputation n'est pas surfaite, l'ambiance et la bonne bouffe étaient au rendez-vous. Nous avons même été témoin d'une performance solo assez inusitée du capitaine qui s'est fait attrapé dans un concours de «Stroke dancing» , du meilleur déhanchement suggestif...
J'étais sans voix! Ceux qui connaissent Bruno savent qu'il est plus du style «en retrait». J'en ai oublié, malheureusement pour vous, de prendre une photo!
Le fameux Foxy à l'oeuvre.
En arrière plan, trouvez l'erreur.

Après une bonne nuit de sommeil bien mérité..nous faisons un arrêt lunch à Sandy Cay, île déserte qui nous faisait beaucoup penser à Sandy Island d'Anguilla (la «Sandy» où nous avions perdu le bateau l'an passé - ça marque un gars pour toujours).

Voici une autre définition de corps-morts, cette fois en pleine digestion...

Très étroit passage entre Jost Van Dyke et Little JVD où nous avons eu la chance de voir un... requin. J'étais (Bruno) dans à peine 2 à 3 pieds d'eau avec masque et tuba alors que Antoine, sur la plage était en train de dire à Yves incrédule qu'il venait d'apercevoir un aileron de requin. 10 secondes plus tard le courageux capitaine se lève d'un bond dans l'eau qui lui recouvre tout juste les mollets en criant : «SHARK ! SHARK ! C'est fou comme on peut ne pas se sentir dans son élément devant la silhouette d'un poisson à grandes dents.
Cliché, oui je sais.
Il faut peut-être l'avoir vu de ses yeux pour en comprendre l'émotion.

jeudi 22 mars 2007

BVI - Les grottes de Norman Island

Normand Island et célèbre pour ses grottes et son trésor. Selon certains, l’auteur du roman L’île au Trésor, Robert L. Stevenson aurait eu connaissance de la découverte d’un trésor sur cette île et s’en serait inspiré pour écrire son roman. D’autres affirment qu’une famille de souche française aurait trouvé des doublons espagnols dans une des grottes de l’île vers 1900. Nous n’avons pas trouvé d’or sur place mais la visite valait quand même le détour.












mercredi 21 mars 2007

BVI - Épave du Rhone

Bruno

Première visite recommandée dans les guides pour les amateurs de plongée : l’épave du Royal Mall Steamer Rhone à l’ouest de Salt Island. Il s’agit d’un navire postal anglais qui fut coulé le 20 octobre 1867 par un terrible cyclone. Nous nous rendons sur le site en annexe sans grandes attentes puisque la majeure partie de l’épave gît par 50 mètres de fond et que cette plongée est surtout réservée aux plongeurs certifiés avec bouteilles.

En arrivant, nous constatons que le site est assez exposé au vent et aux vagues. Deux bateaux de plongée commerciale sont déjà sur place, mais aucune autre petite famille dans un dinghy de 5 pieds pousser pas un moteur de 4 forces. Pour Antoine, l’équation est claire : ce n’est pas une baie mais la mer = vagues déferlantes meurtrières + requins mangeurs-d’hommes. Donc, pour l’instant pas question pour lui de mettre le gros orteil à l’eau.

Consignes du capitaine : rester bien groupés à cause du courant et ne pas trop s’éloigner du dinghy. À peine à l’eau, c’est les cris d’étonnement et de stupéfaction. Sans bouteille, on peut très bien voir la première partie du navire par 10 à 15 mètres de fond. Même l’autre partie plus profonde est visible et presque accessibles avec seulement masque et tuba. Sous l’autorité paternelle et motivé par l’enthousiasme de l’équipe, Antoine prend son courage à deux mains et saute à l’eau.

Un baptême d’épave en plongée ça peut être remuant, et ce fut le cas. C’est un peu comme visiter un cimetière ou en sanctuaire dans le silence mystique du fond de la mer. C’est aussi constater la force des éléments devant les prouesses de l’homme. Un navire fait d’acier et mesurant un bon 70 mètres de long fracassé par la mer, ça remet les choses en perspective. Même Yves en a oublié les ampoules aux orteils que ses palmes trop rigides lui avaient laissé la veille. Ce fût vraiment un moment de grâce pour toute l’équipe y compris Antoine, qui en est ressorti avec la fierté et l’excitation de celui qui a bravé l’ennemie.

Si vous regardez bien, il s'agit de l'hélice du Rhone qui devait bien faire un bon 20 pieds de haut.

À certains moments nous avions l'impression d'être dans un verre de champagne, cause de l'équipe de plongeurs avec bouteilles que nous sur-plongions.





mardi 20 mars 2007

BVI - Virgin Gorda/The Baths

Nathalie et Bruno

Après une très mauvaise nuit de vents et d'orages dans le mouillage presque intenable de Saba, nous nous lançons aux petites heures de la nuit dans une traversée assez éprouvante pour le capitaine et l'équipage. Au moment du départ, nous sommes toujours sous la pluie et dans une noirceur totale, sans Lune pour nous rappeler sur quelle planète nous sommes. Le vent souffle fort et les vagues nous paraissent anormalement grosses. À 05h45, après 2 heures de navigation aveugle, les premières lueurs du jours apparaissent enfin sous d'épais nuages noirs. Le vent frais du Nord qui nous obligeait jusque alors à naviguer au près tourne au N-E, puis à l'Est et finalement au S-E et tombe presque mort à 5 noeuds. Nous avons alors encore 80 miles à parcourir, la mer est encore grosse des vents du Nord qui ont soufflés toute la nuit et il nous faut arriver aux îles Vierges Britanniques (BVI) avant la prochaine nuit... 12 heures de voiles-moteur plus tard nous arrivons enfin à Virgin Gorda, l'île la plus à l'est des BVI. Vite au mouillage à la pénombre et encore plus vite au lit, nous passons une nuit de rêve dans un endroit que nous soupçonnons déjà spectaculaire.

Nous prenons quelques jours pour «atterrir» aux BVI, juste le temps de passer aux douanes, de refaire le plein d'eau, de diesel et de sommeil, de faire un peu de ménage (c'est toujours un peu le bordel après une longue traversée) et de déménager Antoine dans la cabine de Julien. C'est qu'un nouvel équipier embarque avec nous pour une semaine : nul autre que Yvessssse Le Terrible (pour les intimes). Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un très grand ami d'enfance (depuis le secondaire 1) avec qui j'ai vraiment fait les 100 coups. De tempérament «bon-vivant» (et le mot est faible) la semaine promet d'être mouvementée.


Les BVI comportent quatre îles principales (Tortola, Virgin Gorda, Jost Van Dyke et Anegada) et de nombreux îlots. Le plan d'eau et les mouillages sont bien protégés et les distances très courtes se font toujours à vue. C'est vraiment comme si le capitaine et l'équipage était en congé. En plus, c'est un endroit très sécuritaire à tous les niveau qui s'est développé par et pour le nautisme de plaisance que nous sommes.
(cliquer pour agrandir)

Nous passons notre première journée de «visite touristique» à l'un des sites les plus remarquables et le plus visités des Îles Vierges : The Baths
Nous sommes carrément époustouflés par la beauté des fonds. Un immense amoncellement de rochers de granit forme un labyrinthe naturel où alternent piscines d'émeraude et sable blanc. Nous pensions ne plus être émerveillés tant nous avons eu de choses incroyables depuis 4 mois mais là c'est du jamais vu...



Les fonds marins sont à couper le souffle, une partie de ces rochers se retrouvent sous l'eau et nous donne une impression de nager dans des grottes et caves sous-marines.



Un passage à travers les rochers et grottes nous amène à la magnifique plage de Devil's Bay.


Les enfants s'en donnent à coeur-joie dans ce petit paradis terrestre.
Nous y reviendrons certainement avant de quitter les BVI.

samedi 17 mars 2007

Bilan des enfants

Nous venons de terminer la moitié de notre voyage, alors nous allons partager avec vous ce que nous aimons le plus et ce que nous aimons le moins depuis le début.

Julien
J’aime me baigner parce qu’à chaque fois que je plonge dans la mer avec mon masque, tuba et mes palmes je vois toujours de nouveaux poissons multicolores et de plus en pus gros et je suis curieux d’aller trouver dans le guide de poissons les noms des poissons que j’ai vu dans l’eau. Mais surtout, ce que j’aime le plus est de pêcher. Moi et mon frère avons acheté un gros filet de plus de 12m de diamètre et nous n’avons qu’attrapé 4 poissons. J’aime aussi découvrir de nouvelles îles parce qu’à chaque île il y a différents paysages. J'aime faire des manœuvres sur le bateau parce que ça ma fait des muscles, manger de la noix de coco et me baigner pendant toute la journée.

Ce que j’aime le moins est évident, c’est les devoirs mais je préfère les faire ici au chaud et au bord de la mer qu’au froid. Mais par contre faire des devoirs avec la plage juste à côté de nous, ça, c’est plus difficile!

L'autre chose que je trouve difficile, c'est les longues traversées. Jusqu'à 5 à 6 heures de traversée ça va, mais après plus de 10 heures, ça me donne presque toujours le goût de vomir. Mais tout ça dépend de la hauteur des vagues. Quand elles sont plus petites que 2,5 mètres, ça se prend bien. Je suis même capable de faire des devoirs à l’intérieur en naviguant. Mais quand elles sont de plus de 3 mètres, ça c’est gros et ça bouge !

Ce qui me manque le plus ce sont mes amis, parce qu’ils me sont très chers. J’aimerais bien qu’ils puissent vivre avec moi tout ce que je ressens. J’aimerais bien organiser un gros party à la maison avec tous mes amis à notre retour en mai.


Antoine

Pour commencer j’aime beaucoup pêcher parce que j’aime attraper mon dîner. J’aime me faire des amis, voir les paysages et visiter de belles îles pour découvrir si les habitants sont gentils et accueillants. J’adore faire de la plongée en apnée parce que j’aime voir de magnifiques poissons multicolores. J’aime notre vie sur le bateau autant que j’aime l’ambiance à bord. J’aime aussi la nourriture créole qui est vraiment différente de la nourriture canadienne. J’aime les beaux marchés parce que les vendeuses sont gentilles et que ça sent bon.

Je n’aime pas dormir tout seul dans ma cabine parce que j’ai peur qu’un voleur vienne sur le bateau. Je n’aime pas quand il y a de grosses vagues déferlantes car j’ai peur de chavirer. Je n’aime pas faire mes devoirs lorsque je vois le soleil et l’eau turquoise, mais c’est mieux que d’être à l’école.

Ce qui me manque le plus ce sont mes amis parce qu’ils sont très gentils avec moi et aussi le bon lait frais de chez nous. Ici il n’est vraiment pas bon.

Comme vous le voyez, il y a beaucoup plus de «j’aime» que de «je n’aime pas» dans mon texte, ce qui signifie que j’aime vraiment beaucoup mon voyage.

Route vers le Nord – Saintes aux BVI – 2e partie

Nathalie

Nevis et St-Kitts, les méconnues

Nous avons passé 4 jours dans les îles de Nevis et St-Kitts (elles forment un pays) et nous avons adoré ces 2 îles. Beaucoup de choses à voir et différentes de ce que l'on a vu jusqu'à maintenant. L'architecture est magnifique, ces îles sont d'une propreté incroyable, les gens de la place sont fiers de leurs îles et pour couronner le tout ils sont sympas!

Ancré au bord de la magnifique plage de Pinney’s beach à Névis, nous avons pris le temps d’y flâner plusieurs heures. C’était d’un calme inouï et c’est aussi là que se trouve le Four Seasons Hôtel et son fabuleux golf.


Ces îles ont d'anciennes plantations de canne à sucre qui ont été recyclées en hôtel, jardins botaniques et resto de luxe, c'est magnifique!

On reconnaît les plantations par les cheminées dans lesquelles ils extrayaient le sucre de la canne en la faisant bouillir. Nous en avons visité quelques unes et nous avons pris le temps de prendre un petit repas très agréable au bord de jardins et d’une magnifique piscine.



C'est dans ces îles que vivent aussi les «green vervet monkeys», et oui des singes!! Pendant une promenade dans la forêt tropicale de Nevis, nous étions aux aguets, et silencieux pour se donner toutes les chances de les entendre et surtout de les voir. Au bout d’un sentier je finis par en apercevoir un qui traverse le chemin, et un 2e et un 3e. Nous sommes excités et nous essayons de garder notre calme pour pouvoir les prendre en photo. Mais ils sont rapides, ils retournent dans les arbres et y reste pour nous observer, sans bouger. C’est maintenant eux qui nous regardent! Ils sont une dizaine à nous observer. Quel moment magique!





En se promenant à Basse-Terre, la capitale de St-Kitts, il y avait une ambiance assez incroyable car c'était le jour du premier match de la coupe du monde de Criquet, l’Australie contre l’Écosse, un grand jour pour ces petites îles. Ils sont un des pays hôte et ont même construit un stade de 10 000 places pour l'occasion! Assez incroyable quand on sait qu’il y a 38 000 personnes qui vivent à St-Kitts! On dit aussi qu'il y a plus de singes que d'hommes sur l'îles...Ça vous donne une idée du nombre de singe!


Pour ceux qui veulent investir dans l’immobilier, c’est le moment car il y a un boom immobilier incroyable. Plusieurs Anglais, Américains, Canadiens s’achètent un petit coin de paradis dans ces îles, ou font du «time sharing» au Marriott par exemple.


Le plus incroyable a été à ST-Kitts, pendant que nous mangions dans un petit bar typique de bord de mer à Turtle beach, tout à coup des singes arrivent, sautent sur le toit du resto, viennent sur les tables pour trouver à manger. Il y en a même un qui est allé directement au bar prendre une banane! Ce devait être un habitué!
Pas un mais encore une dizaine à sauter partout..nous étions excités, on leur a donné des bananes à manger et on pouvait même les toucher, wow!!!





Nous avons terminé notre tour de l'île avec le fameux fort Brimstone Hill qui a finalement mis un terme à une autre guerre des Anglais et des Français. La construction du fort a demandé 100 ans de travail. Mais le résultat est assez convainquant.


Un séjour très agréable, mais à notre avis beaucoup trop court et nous nous promettons d’y revenir.

vendredi 16 mars 2007

Route vers le nord - Saintes aux BVI - 1re partie

Bruno - Route vers le nord des Antilles

Les Saintes à Pointe Malendure (Basse Terre) – 9 mars – 25 miles
Pointe Malendure à Nevis (Pinney’s Beach) – 10 mars – 79 miles
Nevis à St.Kitts – 13 mars – 11 miles
St.Kitts à Statia – 14 mars – 21 miles
Statia à Saba – 15 mars – 20 miles
Saba à Virgin Gorda (BVI) – 16 mars – 87 miles


Départ fulgurant des Saintes avec un vent Est de 25 nœuds. À peine 08h00, en plein milieu du passage qui sépare Les Saintes de Basse Terre alors que le GPS affiche une vitesse soutenue de 9 nœuds, la ligne à pêche nous lance son signal d’alarme strident. Excitation extrême à bord, cette fois c’est un gros. Vite, vite ! Il faut réduire la vitesse sinon la bête va finir de sortir les 100 mètres de fil qui nous retienne à lui et celle-ci risque de céder. C’est alors le capitaine hurlant qui prend le relai du père.

– Antoine viiiiiitte ! +40° sur le pilote pour que le bateau lofe (monte au vent). Julien ! Vite largue au complet l’écoute de grande voile. Naaatttthhhh ! Vite la vodka !»

La bataille a bien durée 5 minutes. Mouliner, prendre le lousse, puis perdre l’avance des dernière secondes lorsque le poisson reprend de la vigueur. Il apparait finalement à quelques mètres de profondeur… merde c’est quoi ! En tout cas ce n’est pas une dorade. Non, pas un autre barracuda. (On ne peut pas les manger lorsqu’ils sont trop gros et encore moins au Nord de la Dominique à cause de la ciguatera.) Celui-ci semble avoir des rayures verticales sur le côté.
Vite ! Vite ! Allez chercher le livre de poissons. Si on ne peut pas le manger, je ne vais pas le remonter à bord pour rien.
– Un thazar ! C’est un thazar bâtard !
– Bâtard !??
– Oui, c'est son nom !
– Antoine la gaffe ! La gaffe !

Nous avons mangé ses 110 cm de viande en darnes grillées sur le BBQ, à la tahitienne (seulement cuit à la lime et citron selon les recommandations de Dany et Michelle Bertout), et finalement en tournedos cuit au lait de coco. C’est aussi bon que la dorade, juste assez ferme sans être sec. Quelle plaisir intense de déguster le poisson qu’on a attrapé soi-même.

Parce qu’il faut savoir que depuis le départ de mon père, le plus grand pêcheur (voir aussi pécheur) que je connaisse, ça mord.

Le décompte en trois petites semaines :
- un thon de 40cm en arrivant à Ste-Lucie
- trois barracudas de plus de 60cm que nous avons gentiment relâchés
- un autre thazar de 60cm entre Nevis et St.Kitts échappé au moment de le monter à bord
- Et Et Et…. Croyez-le ou non. Un gigantesque espadon.

Nous étions en pleine mer depuis un bon 6 heures entre Saba et les BVI. Nous ramenons la ligne lentement et sans grands efforts alors que nous croyons avoir encore attrapé un autre petit barracuda nonchalant. Soudain, alors que la prise est à 50 mètre du bateau, je vois sortir d’une vague un espadon, qui fait sans exagération largement ma taille, faire un bond d’un mètre hors de l’eau. Mon rythme cardiaque grimpe à 180 alors que j’entends me pauvre moulinet d’eau douce qui déroule à une vitesse telle que j’hésite à y laisser les mains de peur de perdre un doigt. La bataille n’a pas durée plus d’une minute durant laquelle il a fait 3 à 4 bonds spectaculaires. À peine le temps de voir qu’il s’agissait d’un poisson d’environ 2 mètres (et j’ai ici trois témoins), de couleur bleu Molson Dry, que celui-ci avait un dard en guise de nez qui faisait le tiers de sa longueur et une très large et longue dorsale bleu marin. Il est parti avec mon leurre-winner et 100 mètres de fil qui devait résister à une pression de 130 livres (c’est vous dire la taille). L’événement nous a tous laissé pantois. Presque incapable de parler, suspendu entre l’excitation et la déception soudaine. Il a bien fallu nous rendre au constat douloureux que nous n’étions simplement pas de taille et que même si la ligne n’avait pas cédé, jamais nous n’aurions pu monter le monter à bord. Nous aurions juste voulu faire durer les plaisir ne serait-ce que quelques secondes de plus… au moins le temps d'un photo.

Non ce n'est pas le notre, C'est juste pour vous donnez un idée de la bête en question.

samedi 10 mars 2007

Gestion de l’eau – 10 mars – Pinney’s beach - Nevis

Nathalie

La denrée la plus difficile à gérer est l’eau. Bien que nous soyons continuellement entourée d’eau, l’eau non salée et potable est plus rare ici qu’au Québec. Le bateau contient 3 réservoirs qui donnent un total de 480 litres. Nous utilisons l’eau des réservoirs pour faire la vaisselle, prendre nos douches et le lavage. Pour éviter les risques de problèmes d’estomac, nous ne buvons que de l’eau en bouteille. C’est beaucoup plus cher mais c’est plus sûr. Compte tenu que nous devons boire en moyenne de 1,5 à 2 litres d’eau par personne par jour, imaginer le nombre de bouteilles que nous avons acheté depuis le début du voyage!

Le fait de boire de l’eau en bouteille, nous laisse beaucoup plus d’eau pour le reste. En faisant attention, c’est-à-dire en prenant des douches rapides, et un filet d’eau pour la vaisselle, nous avons réussit à tenir 14 jours. Comme nous ne savons pas toujours quand nous allons pouvoir remplir les réservoirs, nous nous assurons de ne pas la gaspiller. Nous n’avons jamais manqué d’eau depuis le début du voyage et nous avons développé un réflexe d’économie systématique. Réflexe positif pour les enfants qui ne laissent plus couler l’eau pendant qu’ils se brossent les dents et sont conscients que l’eau n’est pas gratuite partout et pas nécessairement facilement accessible.

Le fait de ne pas être connecter à un tuyau nous sensibilise beaucoup de la chance que l’on a au Québec d’avoir de l’eau à profusion et de l’usage abusif que nous en faisons. J’espère que nous resterons sensibles à ce fait à notre retour.

Par contre, je peux vous dire que lorsque nous sommes dans une marina, nous profitons de l’accès à des douches chaudes… un peu plus longues. C’est la petite récompense du l’équipage après plusieurs semaines au mouillage.

vendredi 9 mars 2007

Les irritants – 9 mars – Pointe Malendure - Guadeloupe

Nathalie

Le plus gros irritant est le même que celui du début du voyage : le frigo. Même après 3 mois je n’arrive pas à trouver un moyen de me réconcilier avec lui. Je confirme que ce n’est sûrement pas une femme qui a dessiné le frigo dans un bateau. Celui-ci étant peut-être efficace pour la réfrigération, il n’est vraiment pas pratique.
Sur Lucky Lady, le frigo est placé en angle ce qui rend l’accessibilité encore plus difficile. Désolée si je me répète mais ça me fait du bien de vous en parler. Du haut de mes 5 pieds et 4 pouces, je n’arrive toujours pas à toucher le fond du frigo et à aller chercher les items tombés au fond. Ou alors quand enfin je réussis, la porte du frigo me retombe sur la tête…*@&/!? de !!*& » de ??!***… (J’ai aussi entendu Bruno sacré ce matin car il n’arrivait pas à trouver le lait pour son café.)

Le lavage fait aussi parti des irritants, surtout quand je sais que le bateau voisin à une machine à laver à bord! Je lave presque tout à la main à l’exception des draps et des serviettes. Je lave quand nous sommes dans une marina ou quand nous savons que nous pouvons avoir accès à de l’eau car sinon le réservoir se vide beaucoup trop vite. Je pensais que dans les marinas, j’allais avoir accès à une laverie et pouvoir laver le linge. Mais ce n’est pas aussi simple que ça. Le seul endroit où nous avons pu faire notre propre lavage en payant chèrement la brassée a été à Grenade. Sinon depuis 3 mois nous devons laisser notre linge dans une laverie, qui sera lavé et séché au gros prix d’approx 25$us ou euro par brassée.

Quand nous achèterons notre bateau (d’au moins 50 pieds), une des choses à regarder sera l’emplacement, l’accès, la taille du frigo et surtout le modèle. Mais il y aura aussi une machine à laver avec génératrice et dessalinisateur, et aussi...

jeudi 8 mars 2007

La Bouffe à bord - 8 mars - îlet à Cabrit – Les Saintes

Nathalie

Plusieurs d’entre vous connaissant ma passion pour la bouffe se demandaient comment je m’organise à bord. Si je cuisine autant qu’avant et si surtout j’ai autant de plaisir…

Et bien c’est sûr qu’en bateau c’est un peu comme en camping. L’espace est restreint, le four minuscule. J’essai de me faciliter la vie avec des recettes simples mais bonnes! Je suis étonnée de la qualité des conserves dans les îles françaises. Alors on développe des petits trucs.

Une des raisons pour laquelle nous avons remonté plus rapidement certaines îles était pour avoir plus de temps à passer en Martinique et en Guadeloupe. D’une part pour les plages et la bonne bouffe mais aussi pour le ravitaillement.

La Martinique est l’endroit par excellence pour le ravitaillement. Au Marin, on trouve plusieurs supermarchés mais le plus extraordinaire est le Leader Price. Son accessibilité est numéro un avec les chariots que nous pouvons amener jusqu’au ponton à dinghy. Et oui vous avez bien lu, on prend les sacs du chariot et on les dépose directement dans l’annexe, et ensuite au bateau! Ça à l’air anodin comme détail mais quand on est en bateau, c’est le monde idéal! Quand on y est passé à la fin janvier, on m’avait dit de bien se ravitailler en Martinique car après le choix n’était pas évident, surtout dans les Grenadines. Sauces, pâtes, riz, fromage, saucisson, conserves de légumes et de poissons, craquelins, pain, céréales, eau, jus et non le moindre : le vin.
Et trouver quelques produits frais en cours de route pour compléter nos repas.

Nous mangeons très simplement. En fait je pense que nous n’avons jamais mangé autant de conserves! C’est encore le mode de conservation le plus pratique à bord. Nous carburons aux salades et poissons en conserves pour le midi. Nos plats préférés : le thon à la catalane ou à l’escabèche, le macro aromatisé au vin blanc, à la tomate ou à la moutarde et bien sûr les sardines!
Les salades de : tomates, avocats et thon; papaye et épinards; ananas, avocats et crevettes; tomates, concombres et poivrons; riz, œufs durs, thon, tomates et olives noires. On prend ce qu’on trouve et on fait des mixtes.

Voici la recette de la «salade des enfants» préparée uniquement avec des conserves :
1 boîte de maïs, 1 boîte de haricots verts, une boîte de betteraves et une boîte de pois chiche. À cela nous ajoutons un oignon coupé finement, huile, vinaigre balsamique, sel et poivre. Les enfants adorent préparer cette salade toute simple et bonne!

On goûte également les légumes du pays. : La christophine (sa chaire fait penser à la courge) que l’on farcie avec une béchamel de champignons, lardons, oignons, et le tout gratiné au four.

Pour les souper les pâtes et le riz sont la base de plusieurs de nos repas! Voici nos soupers préférés : Poisson grillé sur le BBQ, thon à la catalane cuit au four, thon grillé mi-cuit, ceviche de poisson, pâtes au fruit de mer, poulet à la cacciatore, poulet et ananas en brochette, risotto aux légumes, chili végétarien accompagné d’avocats et de papaye, choucroute et cassoulet (en conserve et c’est bon!); crevettes ou poisson au lait de coco, colombo de poulet (c’est fameux, cette épice donne un goût magique au poulet, c’est un genre de curry antillais).

De plus, j’ai eu la bonne idée de mettre à bord un presto. L’idée m’est venue pour réduire la consommation de gaz et d’eau. De plus c’est une cuisson beaucoup plus santé où les aliments cuisent en quelques minutes à la vapeur. Et bien je ne pensais jamais réussir un risotto dans un presto! Et oui, c’est fameux et on n’a même pas à remuer pendant 40 minutes!

Bilan 3 premiers mois – Les Saintes – 7 mars

Nathalie

Déjà 3 mois sont passés, la moitié du voyage est déjà derrière nous.

Ma crainte de la mer est maintenant derrière moi. J’ai réussit à l’apprivoiser et maintenant les traversées sont plus faciles qu'au début, nous sommes bien amarinés et tout semble facile malgré des vents de 25 nœuds et des vagues de 3 mètres...! J’ai eu le souffle coupé quand une vague très abrupte de 4 mètres est passée sous le bateau. Mais j’ai confiance au skipper et au bateau.

Je pense que je suis maintenant une bonne «matelotte», je mets et enlève l’ancre, je fais les manœuvres de hisser les voiles sous la direction bien-sûr du skipper. Je prépare le bateau à la navigation (fermer les écoutilles et les passes-coques (toutes les entrées d’eau), range les items qui risquent de tomber, j’utilise même la radio VHS selon les règles de l’art, j’organise le ravitaillement etc. Je ne pense pas que je serai un jour skipper mais un bon matelot…D’accord, j’avoue qu’il me manque encore un peu de force aux bras pour les voiles.

Mon meilleur ami à bord est le pilote automatique! WOW quelle belle invention. Quand on veut changer de direction un +10° par ci ou -10° par là. Pas besoin de changer les voiles (Bruno s’en occupe), on a juste à modifier un peu la direction du bateau. C’est le bonheur! Quand je suis à la barre, le pilote automatique est toujours là avec moi pour tenir le cap et ça me sécurise.

Nous sommes bien à bord, chacun à trouver sa place, nous avons tous nos petites habitudes et nous adorons quand nous sommes dans une petite baie, loin de la civilisation à regarder le coucher de soleil et la mer qui nous entoure, en sirotant un ti-punch.
Pour mettre un peu de rayon de soleil dans votre journée, voici la fameuse recette du ti-punch (prononcer ti-ponche à la française) :

3 Ingrédients : du rhum, (avec le vieux rhum brun, c’est un scandale mais c’est bien meilleur) de la lime et du sucre de canne.

Presser un quart d’une lime dans un verre et y laisser le quartier. Ajouter 1 cuillère à café de sucre de canne et bien mélanger jusqu’à ce que le sucre soit bien dissout. Prenez votre temps car c’est bien de humer le mélange de sucre et de lime… Ensuite ajouter une dose de rhum et remuer. Le ti-punch est maintenant prêt à être siroté tranquillement. Selon votre goût vous pouvez mettre plus de lime, plus de sucre et plus de rhum! À la toute fin, quand le verre est vide, j’adore mettre la lime pleine de sucre et de rhum dans ma bouche…

J’adore les moments paisibles en famille. Moments de lecture, jeux, sieste, découverte d’une île et soirée vidéo à la belle étoile. Un vrai ciné-parc en plein-air. Nous avons eu la bonne idée de compresser dans l’ordi plusieurs classique que nous faisons découvrir aux enfants : Il Postino, Cinéma paradiso, le Château de ma mère, la Gloire de mon père, Cyrano de Bergerac, Il était une fois dans l’ouest, When Harry met Sally, Rabbi Jacob, Le Grand bleu, L’aventure c’est l’aventure etc. Nous prenons plaisir à les revoir dans un décor tout à fait différent de celui de notre salon.

J’aime me baigner dans ces eaux turquoise et claires à regarder les poissons et à faire mes petits exercices quotidiens. Quel décor fabuleux! Je me trouve chanceuse de vivre ces moments privilégiés et surtout de voir grandir mes enfants. Avec le train de vie de la ville, on oublie de les regarder, de prendre le temps de bien les écouter car la vie va trop vite, c’est la routine boulot-devoir-dodo et c’est pour cette raison que nous voulions partir. Arrêter de courir, et prendre le temps. Prendre le temps de déjeuner avec eux en parlant de ce que l’on va faire aujourd’hui, cuisiner avec eux, découvrir les îles, flâner…et faire les devoirs bien-sûr mais c’est beaucoup plus facile qu’à la maison car on n’a pas une journée de travaille dans le corps.
Oui, les fameux devoirs… c’est je vous dirais un des points le plus difficile du voyage qui nous empêche de vraiment se laisser aller et tout oublier. Mais après 3 mois, la routine est bien installée, c’est plus facile qu’au début et malgré quelques pleurs, ils savent qu’ils sont chanceux de les faire ici.

Je vois Julien qui a déjà les réflexes d’un futur navigateur. Il a beaucoup d’assurance autant en mer qu’à nager au large. Il prend de la maturité, et va suivre le modèle de son père. Je suis vraiment fière de le voir faire toutes les manœuvres sur le bateau. Il grandit si vite… Il commence à être excité et motivé par la rentrée prochaine au secondaire et surtout de retrouver ses amis.

Antoine, de son côté, prend de plus en plus d’assurance. De tempérament plus craintif, il passe par-dessus ses peurs et nous suit en apnée voir les fonds marins. Nous savoir prêt de lui le rassure même si nous sommes parfois très loin du bateau à observer les poissons. On parle ici de fond de plus de 6 mètres. Je suis toujours étonnée de le voir si calme pendant les traversées et il prend de plus en plus part aux manœuvres de voile.

Les deux m’impressionnent avec la facilité qu’ils ont de se faire des amis, entrer en contact avec des enfants touristes, comme nous, ou des insulaires. Que ce soit en français, en anglais, ou en créole, la barrière de la langue n’existe pas. Ils se débrouillent temps bien que mal et l’important pour eux est de jouer, jouer. J’aime aussi les voir manger avec autant d’appétit et les voir curieux devant de nouveaux aliments. Ils veulent tout goûter, tout essayer.

Et que dire du capitaine, et oui, il a vraiment fière allure à la barre. Je me souviens d’un jour il y a 5 ans alors que nous étions dans le trafic des routes sur la Côte d’Azur, il m’a dit en regardant les bateaux au mouillage dans les calanques de Marseille : « tu vois, c’est vraiment eux les chanceux. Mais je te jure qu’un jour…» Aujourd’hui, quand on voit une horde de touristes dans un catamaran en voyage organisé, qui passe à la vitesse de l’éclair devant les attractions touristiques avec de la musique à tue-tête, Bruno crie à l’équipage : «C’est qui les chanceux? » Et tout le monde répond en chœur : «C’est NOUS !». (C’est notre running gag à bord!)

Et il a un sourire encore plus radieux depuis que ça mord! À chaque poisson pêché, j’aperçois «la fameuse crête de coq» et je le sens heureux, très heureux. En fait, c’est un réel plaisir de voir le bonheur et l’excitation juvénile sur le visage de mes 3 hommes, et moi je sais très bien que le mien est aussi radieux que le leur.

Aux Saintes, nous avons fait une petite virée en scooter sur Terre-de-Haut.
Visite de la baie de Pont-Pierre du côté Atlantique de l'île et petite randonnée avec les enfants au sommet de l'îlet qui ferme la baie.



Le mémorable mouillage du Pain-de-sucre depuis l'Anse à Cointe.

mercredi 7 mars 2007

Remontée des îles au vent

Retour vers le Nord.

26 février – Grenade à Carriacou – 35 miles
27 février – Carriacou à Petit St-Vincent – 8 miles
28 février – Petit St-Vincent à Bequia – 35 miles
1er mars – Bequia à Ste-Lucie – 70 miles
2 mars – Ste-Lucie à la Martinique26 miles
3 mars – repos à la plage de Ste-Anne – 3 miles
4 mars – Ste-Anne à Anse Mitan – 20 miles
5 mars – Anse Mitan à St-Pierre – 16 miles
6 mars – Martinique aux Saintes en Guadeloupe – 73 miles

49 heures de navigation en 9 jours et 286 miles plus tard, nous revenons à notre premier coup de cœur, les Saintes. Pour les grands navigateurs que nous ne sommes pas, il s’agirait d’un saut de puce de deux jours et deux nuits, mais pour nous, c’est beaucoup d’heures à monter et à descendre des vagues. Nous avons même fait un peu de navigation de nuit aux départs des deux routes de 70 miles. Ce fut, dans les deux cas, deux heures magiques à ressentir le vent et les vagues sans les voir, jusqu’à ce que le soleil apparaisse enfin au vent.


Petit St-Vincent : île paradisiaque, bien cachée

Courte escale de 24h dans ce petit coin de paradis. Île privée où le seul habitant est un resort luxueux. Pour ceux qui cherche des vacances différentes, aller sur google et faites Petit St-Vincent Resort. De là vous pouvez prendre un bateau taxi qui vous amènera faire de la plongée aux Tobago Cays...

Tout comme à Mustique, les véhicules sur l'île rappellent étrangement «Fantasy island»



Certains passages se sont fait en éclair. Comme celui de Ste-Lucie à la Martinique que nous avons complété au près-bon plein en moins de trois heures avec des pointes à 9 nœuds. Alors que d’autres, comme celui d’hier entre la Martinique et Les Saintes ont été franchement longs et inconfortables. Nous avons même dû faire toute la route sous le vent de la Dominique au moteur. Nous avons bien essayé de nous éloigner au maximum de l’île pour trouver du vent, mais rien. 30 miles au moteur c’est long longtemps. Tellement long que le cadet de l’équipage a commencé à blanchir, puis à nourrir les poissons (il a même apprit un nouveau mot de vocabulaire : la bile). D’ailleurs, il y en a même un qui a mordu ! Un assez gros barracuda qui nous avons dû relâcher à cause des risques de Ciguatera. (Une toxi-infection alimentaire causée pas la chair vénéneuse de certains poissons prédateurs. Or l’espèce la plus à risque est le gros barracuda, spécialement entre la Dominique et les Îles Vierges.) Dommage, nous avions bien envie d’un poisson bien frais pour le souper.

dimanche 25 février 2007

Grenade : L’île aux épices

Nathalie

Située à la pointe la plus au sud des îles au vent, la Grenade est vraiment un régal pour les sens, autant pour les yeux que pour l’odorat. Il y a plus d'épices ici au mètre carré que n'importe où sur la planète. De plus, les habitants sont d’une incroyable gentillesse, et nous leur donnons «la palme d’or » des gens les plus accueillants depuis le début de notre voyage.

Étant en escale pour 4 jours, nous décidons de visiter l’intérieur du pays. Depuis la baie de St-George, nous profitons de la proximité de la ville pour s’y rendre à pied. Visite du marché et surtout de celui aux épices où nous faisons des provisions de safran, cari, vanille, cacao, noix muscade, gingembre etc…en se promettant d’essayer de nouvelles recettes. L’ambiance du marché est très différente de celui de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe où l’on nous a traité de tous les noms et agressés car on voulait «regarder» avant d’acheter! Les gens nous invitent à venir les voir, répondent à nos questions et nos donnent des recettes.

Visite du carénage, des églises qui n’ont pas encore retrouvées leurs toits depuis le passage de l’ouragan Ivan en 2004 qui a fait beaucoup de dommage.













Avec sa végétation luxuriante, ses plantations à perte de vue et ses nombreuses chutes, Grenade nous rappelle les paysages de la Dominique.

Visite d’une plantation de cacao.
L’arbre, le cacaoyer.


La graine d’où l’on extrait la matière grasse et la poudre de cacao

Les graines sont séchées au soleil.

La Grenade est le 2e pays après l’Indonésie pour la production et l’exportation de noix muscade, nous visitons à Gouyave une usine où l’on nous explique toutes les étapes de la cueillette au supermarché de St-Lambert!

Le fruit d’où l’on extrait la noix.

Des millions et des millions de noix sont cueillies à la main et amenées ici pour se faire sécher.

Elles sont remuées 2 fois par jour.


Elles sont ensuite cassées dans une centrifugeuse pour craquer l’écorce sans casser la noix!


À la main, une par une, et oui vous avez bien lu, les ouvrières enlèvent l’écorce et retirent les noix de l’écale et trient celles qui sont cassées.

Elles sont ensuite triées dans ce grillage où les plus grosses sont mis à part car elles coûtent plus cher.


Petit truc : pour savoir si votre noix muscade est assez bonne pour la cuisine, mettez la dans l’eau, si elle flotte, elle n’a pas assez de densité donc moins d’huile, donc moins bonne qualité. Celles-là sont utilisées pour les cosmétiques (rouges à lèvre) et les produits pharmaceutiques.

Si par contre la noix va au fond, elle est d’une excellent qualité et parfaite à râper sur vos mets!

Les noix prêtes pour l’exportation.

Dîner typique à Grenville, 2e plus grosse ville de la Grenade.

Petite baignade à Anegada Falls.



Dernière baignade au bord de la mer, à la plage de Grande Anse pour grand-papa qui reprend déjà l’avion demain.


C’est aussi l’étape qui marque déjà la première moitié de notre voyage après avoir atteint le point le plus au Sud de notre route (Bouhouhouhouhou!).
Bilan de 3 mois de vie à bord dans le prochain blog…

vendredi 23 février 2007

Le moment tant attendu.

Bruno

Passage de Carriacou à St-Georges en Grenade – 22 février – 35 miles

C’est aujourd’hui que j’aborde un sujet quasiment tabou que nous avons volontairement gardé sous silence depuis maintenant bientôt 3 longs mois. Après 697 miles nautiques à attendre le moment propice, c’est en ce 22e jours du mois de février que la honte grandissante qui pesait lourdement sur notre équipage est enfin lavée. Après avoir perdu presque toute crédibilité auprès de Nathalie et les enfants, il s’en est fallu de peu pour que mon propre père me renie définitivement de la lignée…

Tout a commencé un soir de septembre 2006, alors que Nathalie rapporte à la maison un petit sac avec un moulinet de pêche et un leurre qu’un collègue de travail (Alain) lui a prêté pour que je vois bien le genre d’équipement qui fonctionne dans le sud.

Ni un ni deux, j’investi quelques 250$ dans un moulinet et 150 mètres de fil à toute épreuve que je place sur le bateau avant son départ pour le sud. En arrivant à Antigua, il me faut maintenant une ligne et des leurres : 150$. Après quelques jours de pêche infructueuse, on m’explique que même si j’avais attrapé quelque chose, jamais je n’aurais pu le sortir de l’eau sans un gaffe bien affûtée. Bingo, j’achète une gaffe : 30$. Cette fois, nous sommes vraiment «full equipped».

Nous essayons en alternance tous les leurres achetés et toutes les techniques recueillies à gauche et à droite : rouge, blanc, bleu, avec plumes, avec des yeux, avec tête siffleuse, avec plombs, sans plomb, à petite et à grande vitesse, avec 25, 50, 75, 100 mètres de ligne. Rien. Même pas une touche. Toujours RIEN. À chaque fois que nous sortons en mer, c'est-à-dire à presque tous les jours, la ligne est à l’eau et l’espoir revient. Mais rien ne se passe. À chaque occasion, je pose des questions, j’achète des nouveaux leurres et on essai de nouveau. Mais rien.

Aujourd'hui, alors que la ligne est en attente à quelques mètre derrière le bateau, je remarque qu'elle semble tendue. Je ramène nonchalamment pensant que j'ai encore attrapé un sac de plastique. Mais ô victoire, il y a enfin un barracuda de 70 cm qui a daigné mordre à notre ligne.

La bonne chose c'est que si jamais je veux me recycler dans autre chose que la pub, je peux maintenant ouvrir un magasin de pêche, j'ai déjà l'inventaire en stock.

Départ au petit matin, sous le regard agard de quelques pélicans encore à moitié endormis.






Rassurez-vous, la bouteille de vodka ce n'est pas pour fêter la victoire, mais plutôt pour achever la bête en douceur. Une petite rasade dans les branchies et le poisson passe ses dernières minutes de vie en voyant les étoiles d'un peu plus près. Ça évite aussi de se battre à grand coup de rame avec la pauvre bête délirante.

Bon allez. Je vous donne le scoop tout de suite. Nous avons aussi pêché un petit thon le 1er mars lors de notre retour vers Ste-Lucie. Disons que ça a fait une super entrée !

jeudi 22 février 2007

Carriacou : île de passage

Bruno

Passage de Union à Carriacou – 20 février – 15 miles

Sortie officielle de St-Vincent aux douanes de l’aéroport d’Union. Petite navigation au portant. Entrée officielle dans Grenade par les douanes de Hillsborough à Carriacou. Deux nuits paisibles à l’ancre dans la baie très bien protégée de Tyrell Bay.

Carriacou est une halte pratique pour «checker-in» en Grenada et pour prendre une pause avant d’entreprendre la traversée du passage jusqu’à St-Georges qui fait environ 35 miles. Mais c’est presque tout ce qu’on peut dire d’elle. Nos très brèves visites de Hillsborough et Harvey Vale nous ont permis de découvrir une île très tranquille mais sans grand charme. Comme si on avait tout gardé pour l’île de Grenade et peu pour Carriacou. Même les cocotiers y sont presque absents. À la place, ce sont les dangereux manceliniers (nous y reviendrons) qui bordent la plage de Tyrell Bay. J’ai même dit à mon père : – coudonc, avec les montagnes pis les falaises sans cocotiers, on se crérait quasiment su à Côte Nord bâzouël !





Nous avons rencontré très peu d’habitants de l’île tellement la ville était déserte, le seul qui ait accepté de jouer un peu avec les enfants, c’est ce petit crabe de sable.

mardi 20 février 2007

Nuit mouvementée à Union

Bruno

Passage des Tobago Cays à Union – 19 février – 7,5 miles

Petite traversé sous la pluie avec à peine 10 nœuds de vent du Nord ! Des conditions météo encore jamais observées en trois mois. C’est un front froid qui a frappé le Sud des États-Unis pour ensuite balayer toutes les îles depuis Cuba (n’est-ce pas Marie ?) jusqu’au Venezuela. Une forte houle du Nord a suivi rendant très rouleuse plusieurs des baies habituellement bien protégées sous le vent des îles.

L’arrivée au mouillage très encombré de Clifton Bay (Union) s’es avéré plus compliqué que prévu alors que le vent rendu au WNW grimpe d’un cran et que les boatboys nous harcellent pour nous vendre un de leurs corps-morts mal entretenus à gros prix. Pour les moins initiés, il ne s’agit pas ici d’un cadavre mais bien d’un bloc de béton immergé (ou autre poids lourd) sur lequel on a attaché une aussière (ou autre cordage atrophié) et une bouée qui flotte à la surface de l’eau et qui sert d’amarrage aux bateaux. Or, dans des conditions de grand vent, j’ai infiniment plus confiance en ma propre chaîne et ancre. Surtout lorsqu’on voit ce qui flotte à la surface – généralement deux ou trois vieilles bouteilles d’eau en plastique – on imagine assez bien l’état de la corde avec laquelle on devra attacher le bateau et la mauvaise nuit qui pourrait s’en suivre… Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, j’ai déjà perdu Lucky Lady une fois l’an passé à Anguilla sur un corps-mort alors que je n’étais pas à bord. Je peux vous dire que je n’ai jamais trouvé les 4 chevaux-vapeur du moteur de l’annexe aussi inadéquats.

C’est parfois difficile de bien figurer l’évitage que fera le bateau sur une chaîne de 100 pieds quand on sait que les vents dominants de l’Alizé (Est) devraient tôt ou tard réapparaître. Nous avons bien dû nous y reprendre à 4 reprises. Mais cette fois c’était pour une bonne raison car, comme prévu, une fois la nuit tombée alors que étions au resto sur le point d’être servis, le vent continu de forcir et tourne de 100° dans le sens des aiguilles. Et bien les quelques 40 bateaux au mouillage dans la baie ont suivi le même 100° de rotation. Plusieurs ont dû quitter leur mouillage pour ne pas frapper un autre bateau… mais pas nous ! (Noter ici la fierté du capitaine.) La nuit de sommeil a tout de même été entrecoupée par des coups de vent et des grains très forts.







Les enfants ont beaucoup sympathisé avec les enfants des docks de Clifton. En jouant autour du bassin à requins dormeurs, Julien s’est fait un ami qui aurait bien aimé faire parti de notre famille pour les prochain 18 ans.



Une autre sympathique tortue qui avait élu domicile avec ses copines dans un resto-bar sur terre battue de Clifton. Elle aussi nous aurions bien aimé l’adopter.


Happyland c’est le resto-bar d’un rasta qui est venu à bout, pierre par pierre, ou devrais-je dire coquillage par coquillage, à s’installer directement sur la barrière de corail juste en face de Clifton. On raconte qu’il a même réussi à obtenir les permis de construction et d’opération de son petit îlet qui est maintenant très prisé par les visiteurs. Pour y avoir une place, il faut maintenant réserver à l’avance, en utilisant la VHF bien entendu.

samedi 17 février 2007

Les Tobago Cays à 63 ans !

Nathalie

MayreauTobago Cays – 17 février – 4 miles

Escale à ne pas manquer avec ces cinq petits îlots perdus dans une multitude de coraux protégés par une grande barrière de corail appelée le « fer à cheval» (Horse Shoe Reef).

De plages splendides, avec des fonds incroyablement clairs. Nous avons vu une tonne d’espèces de poissons, dont une raie et des tortues (que vous avez déjà vues plus tôt).

Quand nous avons aperçu la raie, nous sommes restés «figés» entre deux eaux. Elle était immense (au moins 1 mètre et demi de long). Nous avons profité de ce moment qui restera inoubliable.

Notre arrivée dans ce petit coin de paradis coïncide avec l’anniversaire de grand-papa qui a aujourd’hui 63 ans. Pour souligner l’occasion, rosé et mousse de foie de volaille, dorade grillé au BBQ achetée au premier boatboy rencontré, pâtes avec sauce au safran et fruits de mer et crumble (croustade) au coco et ananas frais pour dessert.

Super mouillage au bout du monde, loin de la civilisation, pas de village, pas d’épicerie, pas de téléphone, pas d’internet, mais beaucoup de bateaux ! (C’est le seul moyen d’y accéder) Nous y reviendrons sûrement en remontant vers le nord.












vendredi 16 février 2007

Passage à Mayreau

Bruno

Passage de Mustique – Mayreau – 16 février – 20 miles

Salt Whistle Bay est un charmant petit mouillage un peu encombré, bordé d’une longue plage dont la partie Nord, très étroite, nous permet d’apercevoir la mer plus agitée de l’Atlantique. Longue baignade avec les poissons, petite sieste sur la plage, et encore un souper à la belle étoile.

Malheureusement, encore ici, c’est un richissime club privé qui possède toute la baie (le Salt Whistle Bay Club) et qui nous rappelle à tous les trois cocotiers qu’il nous est interdit de nous balader ailleurs que sur la plage.

Mais impossible de rester plus d’une nuit à Mayreau, tellement les images paradisiaques de la prochaine étape que nous avons vues dans les livres nous appellent. Les Tobago Cays sont juste à côté, à un saut de puce à l’Est.









jeudi 15 février 2007

Mustique, l’île aux milliardaires

Bruno

14 février - Petite traversée de Bequia à Mustique - 13 nm dont la moitié au près serré sous un soleil radieux.Coup de coeur instantané en arrivant dans Britannia Bay, eau exceptionnellement claire, plage déserte surmontée de quelques bateaux de pêche multicolores, cocotiers partout, des milliers de poissons visibles du bateau et pas un boatboy à l'horizon. Mustique me rappelle un peu l'émission Fantaisie Island dans laquelle tout le monde se déplaçaient en voiturette de golf et où un petit nain incrédule s'exclamait à chaque début d'émission en voyant l'hydravion arriver : Boss ! Boss ! The plane, The plane ! On dirait un terrain de golf tellement tout y est beau et presque parfait. Même les habitants qui de toutes évidences ne sont pas des milliardaires (loin de là) semblent heureux et intégrés à ce va-et-vient d'avions privés et de bateaux luxueux.
On dit même que Mick Jagger et David Bowie y viennent régulièrement.


L'île abrite une quantité importante d'animaux dont nous avons eu la chance de croiser la route. Une chauve-souris a même passé une partie de la nuit dans le bateau à bouffer nos bananes. C'est Nath qui m'a réveillé avec un : j'entends du bruit dans la cuisine...!!! Une anglaise nous a confirmé qu'on les appelle les «fruit-bat», parce qu'elles font le tour des bateaux au mouillage pour trouver leur collation de la nuit.




Comble de bonheur : un marché de poisson sur la plage dans lequel on trouve un thon à notre mesure (il faut acheter le poisson au complet) alors qu'un sympathique et attachant pêcheur nous le prépare à la bonne franquette.



Nous profitons de la présence du nouveau gardien (grand-papa) pour s'évader un peu sur la plage.

mercredi 14 février 2007

Les Grenadines : pour le plaisir des yeux

Chapelet d’îles tropicales caractérisé par des plages de sable blanc bordées de cocotiers, des eaux turquoises et infiniment claires avec des fonds marins à couper le souffle. Un vrai paradis qui malheureusement pour certaines îles peut devenir moins intéressant par la quantité de bateau au mouillage et les boatboys encore présents dans certaines.


D’une île à l’autre nous visitons les petits marchés très pittoresques des villages tropicaux et nous profitons des plages et des fonds marins spectaculaires.

Juste pour le plaisir, nous partageons quelques-une des photos de notre collection sous-marine
et pour ceux qui aiment mettre un nom sur chaque chose...

Le poisson-trompette bleu
Le rouget volant

La raie verte qui, soit dit en passant mesurait plus de 1,5 mètres de long sur 1 mètre de large.
J'étais (Bruno) avec palmes et tuba à rattacher l'orin de l'ancre de poupe lorsqu'elle est apparue en dessous de moi à environ 12 pieds de profondeur.
Vite la caméra !

Le chirurgien noirLe chirurgien bayolle

Le girelle tête bleue

Le papillon pyjama


Le chirurgien bleu
Le poisson-coffre
La tortue Caouanne
Le baliste royal
La tortue verte
L'étoile de mer à six pattes (bizarre !!!)
Le juju d'eau douce et l'étoile à cinq pattes
Le calmar

Le capitaine de roche

Le papillon Kat Zié
Les gorettes or-argent
Le «j'ai pas trouvé le nom»
Le Beau-Grégoire
La carangue zailes rondes
La serpentine ocellée
Le chevalier ponctué
Le perroquet feu tricolore
Le chirurgien bleu
Le demoiselle à queue jaune
Le poisson-lézard
La murène à gueule pavée
Le carrelet tropical
Les oursins blancs

mardi 13 février 2007

Quand est-ce qu'il arrive grand-papa ?

Bruno

St-Vincent et les Grenadines nous amènent la visite tant attendue de grand-papa.
«C'est-tu demain ou après demain qu'il arrive grand-papa ? Le matin ou le soir ? On vas-tu souper avec lui à l'heure qui va arriver ? ...»

En attendant l’arrivé du grand-papa, nous mouillons à Young Island cut. Joli mouillage en face de l’hôtel hyper chic situé sur l’île de Young Island… Pour les intéressés, petite villas à louer au bord de la mer (600$-1 000$ us la nuit), superbe plage où l’on a pu prendre un petit bain de soleil et jouer…


Photo prise du mouillage de Young Island Cut par Nathalie, l'avion qui devait être celui de Pierrot. Malheureusement, c'est avec plus de trois heures de retard, d'inquiétude, d'angoisse et de pleures qui grand-papa arrive enfin. Et cette fois ce n'était pas la faute d'Air Canada mais plutôt du petit transporteur qui assure la liaison entre les îles : LIAT (comme dans Leave the Island at Any Time comme me l'a expliqué le pauvre chauffeur de taxi qui a patienté trois heures avec moi)


Première traversée de grand-papa de St-Vincent à Bequia. Un peu moins de 10 miles à faire mais avec des vagues assez grosses qui atteignent facilement 3 mètres. Contrairement à l'habitude, les vagues sont très courtes et légèrement déferlantes par endroit.
Le bateau qui roule au grand largue roule abondamment. Émotions fortes à bord...
Heureusement Bequia est une belle île, très typique, bordée de plages de sable blanc et d'eaux claires accueillantes. C'est enfin l'occasion pour grand-papa de mettre pour la première fois le gros orteil à l'eau chaude et turquoise des Grenadines.



Petite pause Ginger Ale avec grand-papa sur une terrasse de Admiralty Bay



C'est qui le chanceux ?

jeudi 8 février 2007

Passage à St-Vincent

Bruno

Passage de Ste-Lucie à St-Vincent – 7 février – 41 milles

Selon les guides de navigation, le passage entre Ste-Lucie et St-Vincent est le passage duquel il faut se méfier. On suggère fortement de s’y aventurer avec un minimum de voile et moteur. C’est seulement une fois bien engagé (au moins 5 miles des côtes) qu’on est en mesure de bien juger de la force du vent et des vagues. Pour ajouter à l’anticipation, un Anglais rencontré à Rodney Bay deux jours plus tôt, m’a raconté sa pénible traversée de St-Vincent à Ste-Lucie durant laquelle il a du affronter de vents de 50 nœuds au près - et il avait un bateau de 50 pieds. Mais les marins c’est un peu comme les pêcheurs, il faut en prendre et en laisser.

France Météo (Martinique) annonce 15 à 20 nœuds (25-35 sous grain) avec mer agitée dans les passages. Et bien c’est exactement ce qui nous avons eu. À la différence que nous n’avons eu aucun grain et un soleil radieux du début à la fin. Que demander de plus ? Et que dire de l’équipage, qui s’est calmement laissé bercer sur des vagues qui ont atteintes plus de 4 mètres. (mais ici aussi il faut probablement en laisses un peu…)

Départ de St-Lucie au petit matin.





Arrivée à St-Vincent, et toujours le soleil avec nous.

Arrivée à Wallilabou Bay. La baie qui a servi de décor au film Pirates des Caraïbes I, II et même III. Nous avançons réelement dans un décor de film : baie pittoresque, plage déserte, village en papier-maché suggérant un époque à peine moins civilisée...
Les enfants trouvent ça vraiment ''trop cool'' !
Le café de la place arbore même sur les murs des photos du tournage avec Johnny Depp et Orlando Bloom qui profitent eux aussi de l'endroit.
Comme nous ! Trop hot ! (Julien & Antoine)







Nous profitons de cette petite pause de deux jours pour faire un peu de rattrapage scolaire, visiter le fameux décor et plonger dans une petite rivière située à quelques kilomètres du mouillage.






mardi 6 février 2007

Mamie et tantine à Ste-Lucie

Nathalie

Notre séjour à Sainte-Lucie a été marqué par la visite tant attendue de ma mère (surnommée la déesse de la mer pendant son séjour) et de ma sœur Valérie (son étoile de mer).

Après un bref arrêt à Rodney Bay pour le ravitaillement et la mise à jour du blog, nous filons vers Marigot Bay pour l’accueil de notre visite.




Marigot, c’est LA baie «carte postale» bien protégée, avec restos tout autour, mais qui a une minuscule plage…
À peine arrivés, le «comité d’accueil de Marigot» nous assaille. Les «boatboys» viennent à tour de rôle (et parfois en même temps) nous proposer leurs services : corps mort à 30$US, fruits, t-shirts, bibelots et bijoux de toutes sortes. Le mot d’ordre est de toujours rester souriant mais ferme en disant «non merci». Et c’est plus facile à dire qu’à faire!

Étant donné que nous allions passer la semaine encrée dans cette baie pour être près de l’hôtel de ma mère et ma sœur, il ne faut pas se mettre personne à dos pour la sécurité du bateau (et la tranquillité du sommeil du capitaine). Après 3 jours à se faire harceler de toutes sortes d’offres et de demandes – crème solaire, t-shirts, papiers d’aluminium en échange de bananes ou de rien du tout (si au moins c’était une langouste ou deux! ), notre patience commence tout doucement à s’effriter. Mais surtout, il faut rester cool. Aussi cool que les rastas qui nous abordent, presque toujours avec le sourire, juste qu’à ce qu’on leur dise non…











Bien que ma mère et ma sœur soient à l’hôtel, elles se joignent à nous pour visiter l’île. Nous partons en mer vers le nord de Ste-Lucie, au Pigeons Island National Park pour saisir l’histoire de la conquête de l’île à l’époque des pirates (le fameux pirate français surnommé Jambe de bois s’était installé à Pigeon Island) et profiter d’une baignade sur une belle plage de sable blanc.

Après 2 heures de navigation nous savons maintenant que nos invitées ont le pied marin. Aucun malaise, aucun cri quand le bateau gite. Wow ! Je suis impressionnée surtout par ma mère qui, à 72 ans, reste d’un calme inouï. Sa seule crainte et difficulté pendant la semaine a été de monter et descendre de l’annexe. À cinq autour d’elle pour l’aider, elle n’a jamais mis le pied à l’eau et aucun bleu! Elles ont même couchées à bord le temps d’une nuit pour vivre un 24h sur le bateau. Elles ne me l’ont pas dit mais je pense qu’elles étaient contentes de retrouver leur lit et la douche chaude à l’hôtel. (c’est vrai, le chauffe-eau nous a lâché à notre arrivée à Ste-Lucie, donc plus d’eau chaude pour le moment)






Nous avons maintenant l'outil indispensable pour nettoyer et couper les noix de coco : la fameuse machette!


Les autres points d’intérêt sur cette île sont au sud, à la Soufrière, aux imposants pitons, aux étonnantes fumerolles sulfureuses du volcan et à la beauté des fleurs du jardin botanique. C’est à Sainte-Lucie que nous avons vu le plus de fleurs exotiques. Pas juste pendant la visite du jardin botanique mais un peu partout dans les endroits visités.

Malheureusement, des boatboys très harcelants ont ruiné notre journée de visite à Soufrière. Bien qu’on leur ait dit «non» gentiment, ils s’accrochent au bateau pour nous aider à prendre la bouée d’encrage. Ils insistent fortement à ce que l’on utilise leur service pour aller à terre, car apparemment, pas d’endroit sécuritaire pour laisser l’annexe. Il faut aussi apparemment une personne de garde sur le bateau pendant notre visite à terre. Ils offrent bien-sûr leur service en étant TRÈS INSISTANTS et surtout en ne quittant pas le bateau. Nous décidons (à tord) de prendre leur service et là, on se fait arnaquer. Au lieu de nous amener au jardin botanique, on nous amène prendre un bain dans des eaux sulfureuses, on rajeunit apparemment de 10 ans après un bain seulement!! Oui, oui, c’est vrai. Et bien on s’est retrouvé avec 200 autres touristes de Carnival Cruise dans des bains grands comme ma main. C’est juste si on pouvait y mettre «le gros orteil»! Je n’exagère pas, ce fut un moment assez pénible, on y est resté 2 minutes en touchant à peine à l’eau. Bruno fulminait, car le guide devait nous amener ailleurs et non à cet endroit… mais le boatboys en avait décidé autrement. À chaque demande c’est un extra et ce n’était pourtant pas ce qui avait été convenu au départ. On se sent vraiment comme prit en otage. La ville de Soufrière et ses habitants nous ont un peu dégoûtés de Ste-Lucie. Nous devions y passer la nuit mais avons plutôt décidé de retourner le soir même à Marigot Bay, question de changer de décor autant que de changer d’humeur. C’est notre première «mauvaise expérience» et malheureusement elle nous laisse un goût et un souvenir amer de Sainte-Lucie, qui du reste, n’offre pas beaucoup de plages et de mouillages vraiment intéressants.

Pour les autres navigateurs qui liront ce blog, le jeune-crosseur-harcelant de la baie de Soufrière s’appelle Alwin, il a une carte avec photo de l’office du tourisme (probablement un fausse) et il est le premier à venir intercepter les bateaux à plus de trois miles des côtes. Remerciez-le fermement et allez directement au SMMA (Soufrière Marine Management Area) pour payer votre corps mort et organiser votre visite de la ville, du jardin et des volcans.




Les sources sulfureuses forment un paysage presque lunaire avec des mares de boues en ébullition projetant de grandes quantités de gaz sulfureux. L’odeur d’œuf pourri omniprésente nous empêche de bien apprécier la visite. Ces émanations de gaz s’échappent par la croûte fissurée à cet endroit-là, d’un cratère effondrée d’environ 2 km2, résultant d’une gigantesque explosion volcanique qui s’est produite il y a 40 000 ans! Nous sommes directement SUR le volcan. On s’est bien sûr assuré qu’il n’y ait pas d’éruption du volcan pendant notre visite!












Journée de bon vent pour notre visite de la capitale de St-Lucie : Castries.

Le marché de Castries. Enfin une place qui ne soit pas destinés aux touristes.

Nous avons tellement sympatisé avec les boatboys que Julien a même apprit à fabriquer des paniers avec des feuilles de cocotier.

La Mama à l'oeuvre dans la micro cuisine (mais toujours avec le sourire et un verre à la main).
Petit arrêt tranquille dans le plus bel hôtel de Marigot Bay : Le Discovery.
Bruno en profite pour prendre les e-mails ( il vient de recevoir un mail plus sérieux de Cossette! Fuuucccccckkkkk!) et les enfants de la magnifique piscine.

Vous avez maintenant la preuve que Sylviane s'est baignée (au moins 7 minutes au total).

La pêche au bébé barracuda. Nous reviendrons sur le sujet, c'est un sujet digne d'un autre blog au complet.

Le séjour à Ste-Lucie se termine par les 72 ans de ma mère, arrosés au champagne le midi,

de Pina Colada à l'apéro,
et d'un souper cinq services mémorable dans un des meilleurs resto de Ste-Lucie : le Rainforest Hideway dans la baie de Marigot.




samedi 27 janvier 2007

Coups de cœur de la Martinique

Nathalie

La Martinique nous a plu par son aspect plus sauvage. Nous avons été séduits par les petites baies tranquilles, les villages de pêcheurs pittoresques, plages de sables blancs et fins et l’eaux turquoise.

L’Anse noire, pour la tranquillité (nous étions seul dans cette petite baie!) et notre rencontre avec des tortues. Nous nous sommes amusés à les suivre sous l’eau. Ce sont des créatures marines très élégantes et calmes à voir nager. Un beau petit moment magique.

Grand Anse d’Arlet, sympathique petit village de pêcheur, avec terrasses et palmiers les pieds dans l’eau. Mouillage très, très confortable. C’est en quittant cette baie que nous avons eu l’immense surprise de voir des dauphins nager tout autour du bateau.

La plage de Sainte-Anne, avec son sable blanc et fin et son Bourg agréable pour les petites promenades. Très grande baie, peu profonde avec des eaux claires. Nous en avons profité pour y passer 3 jours à faire de la plage (c’est là qu’il y a le Club Med. En passant, le site est incroyable!), à jouer dans l’eau et à rêver à notre prochaine destination : Ste-Lucie.

La marina du Marin qui accueille quelque 750 voiliers.

La fameuse plage du Club Med à Anse Ste-Anne.

Celle-ci je compte bien la vendre au Club Med.



Petite nuit au mouillage à Ste-Anne (oui oui je sais c'est un peu cliché...)




Traversée vers Ste-Lucie

Notre traversée LA PLUS CALME. Semblable à celle d’Antigua vers la Guadeloupe mais plus relaxe étant donné l’expérience accumulée. La mer était calme, avec des vents de 10 à 15 nœuds. À mi-chemin, je trouvais que c’était le moment propice pour un exercice «de l’homme à la mer». Et oui, je me suis surprise à vouloir en savoir plus sur la voile!!! Je me sentais vraiment à l’aise et je voulais profiter de ce calme pour bien comprendre cette manœuvre. Je sais que c’est souvent dans des mers plus fortes et agitées qu’un tel incident peut arriver mais au moins nous savons maintenant quoi faire (en gros) car il faut plusieurs fois pour bien saisir le tout.

Cet exercice consiste à jeter à la mer un objet flottant très voyant comme une veste de sauvetage et à le récupérer le plus rapidement possible. Il y a 2 méthodes, la première, peut-être celle qui est la plus longue mais celle où si jamais c’est le capitaine qui est à l’eau, j’arriverais à faire !

Une personne fait la vigie pour ne pas perdre la personne de vue, on laisse aller les écoutes du génois et de la grande voile, on rentre les voiles, on part le moteur et on va chercher le naufragé. Cet exercice nous a pris plus de 5-6 minutes ! Ce qui est beaucoup trop long, surtout si le naufragé est blessé, s’il y a des requins autour ou si les eaux sont glaciales (ce qui n’est pas notre cas). Plus de six minutes parce que ce ne sont que les matelots qui ont fait les manœuvres, on manque de force dans les bras ! Ce sera une priorité pour les prochaines semaines.

La 2e méthode consiste à faire un triangle en laissant les voiles. Dès que nous avons 3 longueurs de bateau au vent de travers qui nous séparent du naufragé, on fait un 270 degrés face au vent et il ne reste plus qu’à remonter lentement à l’homme en le laissant au vent du bateau. Les notions sont encore loin d’être assimilées mais avec un capitaine alerte comme Bruno, nous avons réussit à rejoindre le naufragé (la veste) en moins d’une minute. Qu’il est efficace! Je suis maintenant rassurée si un des enfants ou même moi tombons à l’eau par la rapidité du capitaine. Par contre je n’en dirais pas autant de Bruno qui réalise maintenant qu’il ne faut surtout pas qu’il tombe à l’eau !

Arrivée à Ste-Lucie
On remplace le pavillon de la France pour celui de St-Lucie et on installe le jaune qui indique nous ne sommes pas encore passés aux douanes faire notre entrée officielle.

samedi 20 janvier 2007

Petit matin à Petit Anse d’Arlet – Martinique – 20 janvier

Passage de Roseau en Dominique à l’Anse St-Pierre en Martinique – 37 miles
Anse Mitan sur la Pointe-du-bout – 15,6 miles
Sauts de puce à l’Anse Noire – 3 miles, à Grand Anse d’Arlet – 4 miles
puis à Petit Anse d’Arlet – 3 miles



Bruno


À la demande générale répétée et insistante, je reprends enfin le clavier et la souris. Oui je sais, je sais, nos longs commentaires vous ont dramatiquement manqués. C’est que ces dernières semaines, j’ai dû laisser s’accumuler le courrier de nos innombrables lecteurs pour cause de surmenage et blessure accablante. Le passage de l’ouragan Beaulieu-Savidge durant le temps des Fêtes, m’a permis de découvrir que la légendaire soif anglaise pour la cervoise tiède croisée à la ‘joie de vivre’ québécoise faisaient vraiment un heureux mélange. Par contre, l’état d’esprit final étant plus propice à réinventer le monde qu’à mettre à jour son journal de bord, les occasions d’écrire ne se sont simplement pas pointées durant deux semaines. Et comme pour moi les abus (a bu) se payent maintenant plus durement, mon nerf sciatique gauche m’a rappelé violemment son existence le veille du départ de la visite. Robaxacet, Advil, Bengay, une visite chez le doc de service à St-Pierre, 20 injections dans la bas du dos pour réduire les spasmes musculaires, une prescription d’anti-inflammatoires, de puissants antidouleurs à la codéine et un traitement chez le kinésithérapeute plus tard, la vie revient à la normal. Je peux vous dire que le pire endroit au monde pour avoir un mal de dos, c’est vraiment sur un bateau. Pire encore, en mer durant un grain (il y en a en moyenne trois par jours) alors qu’il faut aller sur le pont descendre ce qu’il reste de grande voile à la pluie battante en s’accrochant à tout ce qui ne bouge pas. Mais rassurez-vous, avec un peu d’effort, j’arrive maintenant à écrire.


Bon, assez de complaisance narcissique, mon dos va beaucoup mieux ce matin et nous reprenons en Martinique un rythme de vie plus lent et contemplatif qu’il est bon de retrouver. Même en voyage pour une période aussi longue, nous sommes constamment en dilemme entre faire et vivre. L’environnement nous interpelle tellement à courir comme des touristes de passage assoiffés d’images et de sensations qui passent malheureusement souvent à côté de l’essentiel. C’est comme s’il fallait absolument tout faire et tout voir coûte que coûte à chaque île et dans chaque mouillage où l’on s’arrête. Depuis quelques jours, j’ai vraiment de goût de ralentir. De prendre le temps de mieux faire l’école aux enfants plutôt que de leur pousser dans le cul pour s’en débarrasser au plus vite. De prendre le temps de respirer un peu plus à chaque mouillage et de se laisser imprégner du rythme et du style de vie de chaque village. J’ai parfois encore l’impression d’arriver à la fin de la journée comme si j’avais ramé comme un dingue (faut dire qu’avec mon dos…). Brigitte me dirait sûrement qu’il y en a qui se plaignent vraiment la bouche pleine. Et elle aurait bien raison. Mais c’est fou comme le rythme frénétique dans lequel nous avons tous grandi est difficile à briser.

Lorsque nous visitions la Dominique, nous avons été frappés de voir à quelle vitesse les gens se déplacent à pied (la majorité ne semblent pas avoir de voiture). Si l’adulte 18-45 nord-américain habitant en région urbaine et de constitution normale marche à une vitesse moyenne de 6 km/h, je dirais que le Dominicain moyen se déplace à une vitesse maximale de 3 km/h lorsqu’il travaille et 2 à l’heure de pointe de son retour à la maison (et j’exclus les rastas qui sont en grands nombres sur l’île). Je dois dire que c’est plutôt inspirant à voir mais pratiquement impossible à mettre en application.

Après une traversée en Martinique à grande vitesse avec des Alizés d’un peu plus 20 nœud dans le travers et des creux intimidants qui atteignaient à l’occasion 4 mètres, un douzaine de dauphins sont venus nous accueillir en grande pompe et nous souhaiter la bienvenue en terre française. Juste au moment où la traversée commençait à se faire longue et où l’équipage avait commençé à perdre son sourire, leur apparition inattendue a été comme un cadeau du ciel. L’excitation intense et les hurlements ont durée un bon 5 minutes alors que les dauphins nous on fait un show qu’on aurait dit chorégraphié. Apparition à trois en parallèle sur bâbord, saut à deux juste en avant de l’étrave, jeux en famille avec les bébés dauphins dans le sillage du bateau. C’est vraiment des animaux joueurs qui ont une joie de vivre contagieuse. L’euphorie nous a suivie jusqu’à notre arrivée à Anse St-Pierre. Neptune nous a de nouveau fait les honneurs entre Grand Anse d’Arlet et Petit Anse d’Arlet alors qu’un autre groupe de dauphins encore plus important est venu jouer autour du bateau. Très petite navigation sans vent et sans vague mais très grand émoi.
Antoine – C’est tellement beau que j’ai envie de pleurer !
Julien – C’est le plus jour de toute ma vie !


St-Pierre a été jusqu’en 1902 la capitale de la Martinique, année durant laquelle la Montagne Pelée est entrée en éruption rasant de la carte la ville et ses 30000 habitants européens pour la majorité. Tous sauf un, un prisonnier qui a survécu miraculeusement aux coulées de laves grâce à l’épaisseur des murs de sa cellule. On a donc visité les ruines du théâtre et les restes du fameux cachot de Cyparis.




Mouillage à l'Anse Noire en solitaire pour la première fois. Plongée magnifique.


Journées de farniente totale à Grand Anse d'Arlet.











Sault de puce à Petit Anse d'Arlet et encore une journée de plage.

samedi 13 janvier 2007

La Dominique

Dominique – Baie de Prince-Ruppert en face de Portsmouth – 11 janvier – 41 milles en 2 jours depuis Pointe-à-Pitre


Nathalie

Au départ de Pointe-à-Pitre, escale d’une nuit aux Saintes, avant notre traversée vers la Dominique.

La Dominique, doit son nom à Christophe Colomb. Celui-ci, lui donna le nom du jour de la semaine où il l’aperçut, le dimanche 3 novembre 1493.
Cette île a été sous l’autorité des Français et des Britanniques. En 1978, soit 485 ans après, elle devient une république indépendante du Commonwealth. L’oiseau national, le sisserou, également dénommé perroquet impérial, fait partie intégrante du drapeau de la Dominique. Les dominicains on gardé une partie de l’influence française et britannique : Ils parlent créole et anglais et conduisent à gauche. Le plat national est le mountain chicken. Non, ce n’est pas du poulet mais bien du crapaud! On n’a malheureusement pas eu l’occasion d’en goûter…

Cette île nous attirait par la panoplie de choses à faire et à voir à l’intérieur. Sa forêt tropicale humide (rain forest), sa végétation volcanique (île compte 8 volcans), ses chutes nombreuses à vous couper le souffle, ses cultures de cocotiers et de bananiers, ses 365 rivières…une visite de l’île s’imposait.

Les Dominicains sont très «accueillants». Nous étions encore à un mille nautique de notre point de destination, que nous voyons arriver une barque, c’est Martin un des boatsboys de la place.

Il nous souhaite la bienvenue en Dominique et nous offre ses services pour les douanes, visite de l’île, des fruits, légumes, pains, eau, besoins mécaniques etc ils peuvent nous aider dans tous nos besoins!!! en fait, ils sont «3 compagnies) qui se partagent les différents bateaux qui arrivent dans la baie. Ils se partagent la clientèle. Pour assurer la sécurité du bateau, il faut faire affaire avec un des 3.



Nous concluons donc avec Martin, une visite de l’Indian River – rivière marécageuse et sauvage où on se fraie un chemin à travers de hauts lagerstroemias avec leurs racines qui courent le long des berges et de longues lianes. Il ne manquait que les crocodiles et le portrait était comme dans les films. Mais non, il n’y a pas de crocodiles, juste quelques poissons et oiseaux magnifiques…







Nous partons le lendemain avec un guide privée pour visiter la partie nord de l’île. Partie hors des circuits touristiques. Très intéressante car notre guide à pris le temps de nous nommer la végétation et arbres rencontrés : cacao, bananiers, bananes plantains, café, vanille, noix muscade, papaye, mangue, arbre à pain, amande, pamplemousse, orange, tangerine, avocat…pour ne nommer que ceux-là.










Randonnée et découverte d’un sommet de volcan avec les étangs bouillonnants d’eaux sulfureuses. On aurait pu y faire cuire des œufs…l’odeur des œufs y était pourtant.

Visite de la pointe nord ouest caractérisée par la couleur de la terre rouge. On se serait cru sur la lune.



Chaudière pool – Randonnée dans la forêt tropicale et baignade dans un bassin hors des circuits touristiques. On la nomme chaudière pour les bouillonnements constants fait par l’eau. On à l’impression de se baigner dans un bain de champagne remplis de bulles.



Dominique Roseau (capitale) - 13 janvier - 20 milles



Location d’une jeep et promenade en voiture un peu stressante car il n’y a pas assez de place pour 2 voitures et avec Bruno qui s’initie à la conduite à gauche. Concentration au maximum et utilisation du klaxon pour éviter un face à face à chaque tournant. Nous montons et montons et tournons, tournons et klaxonnons etc. Nous avons l’impression d’être les seuls à klaxonner. En fait nous sommes les seuls ! En plus de ne pas utiliser leur klaxon, les Dominicains conduisent à une vitesse folle.

Je retiens mon souffle avant chaque courbe…

Randonnée dans la Rain forest et baignade dans le bassin naturel d’Emerald pool «bassin d’Emeraude», qui doit son nom à son décor de carte postale d’un vert étonnant.